L’actualité France Invest

24 mai 2019
Catégorie : Etudes

L’OCDE abaisse sa prévision de croissance mondiale à +3,2% en 2019

 Selon les perspectives économiques de l’OCDE publiées cette semaine, la croissance mondiale devrait rester atone ces deux prochaines années, fragilisée par la persistance des tensions commerciales. Les prévisions de croissance du PIB réel mondial ont ainsi été revues à la baisse avec +3,2% en 2019 et +3,4% en 2020. Si ces chiffres sont nettement inférieurs à ceux observés ces trente dernières années, ils s’avèrent également insuffisants pour permettre des améliorations sensibles en matière d’emploi ou de niveau de vie. La croissance des échanges internationaux – facteurs de dynamisme de l’économie mondiale – ne devrait que très légèrement dépasser les 2% en 2019, ce qui constituerait sa plus faible hausse en dix ans. L’OCDE souligne de plus que les actuels différends commerciaux nuisent à l’activité manufacturière en entamant son dynamisme, freinent la progression de l’investissement des entreprises et mettent en exergue le risque de nouvelles perturbations. La Chine, en tant que contributrice majeure à la croissance mondiale, demeure quant à elle une source de préoccupation : un ralentissement plus marqué que par le passé en Chine pourrait en effet constituer une source de risques importants à la fois pour la croissance économique et les perspectives d’évolution du commerce international. L’OCDE appelle enfin au renforcement urgent de la coopération entre les Etats et au dialogue multilatéral afin de relancer le commerce et assurer un avenir économique plus solide.

24 mai 2019
Catégorie : Etudes

Politique de la concurrence européenne : quels constats ?

 Dans une récente note, le Conseil d’Analyse Economique (CAE) explore les enjeux de la politique de la concurrence européenne. Bien que cette dernière fasse actuellement l’objet de multiples interrogations relatives à son efficacité et à sa finalité, les auteurs soulignent cependant son apparent succès en comparant notamment ses effets à ceux de la politique de la concurrence menée aux Etats-Unis. Est ainsi observée depuis le début des années 2000 une hausse significative de la concentration dans de nombreux secteurs aux Etats-Unis, ainsi qu’une déformation du partage de la valeur ajoutée en faveur des profits – ce qui n’est pas le cas en Europe. Ainsi, bien que les prix aient augmenté de 15% de plus aux Etats-Unis qu’en Europe sur la période 2000-2015, la hausse des salaires n’a été portée qu’à seulement 7%. La marge prix/salaire a baissé de ce fait d’environ 8 % en Europe par rapport aux États-Unis. De plus, l’investissement et la productivité en Europe n’ont pas été affectés négativement par la moindre concentration des industries tandis qu’une baisse des investissements – dont ceux de R&D – a été observée aux Etats-Unis suite à l’augmentation de la concentration. Il apparait plus généralement que dans les industries européennes où la concurrence est comparativement la plus élevée, la productivité est similaire à celles des Etats-Unis, voire un peu plus intense. Forts de ce constat, les auteurs suggèrent plutôt de se pencher sur la politique commerciale afin de défendre au mieux les intérêts de l’Europe. Ils préconisent notamment le renforcement de l’exigence du principe de réciprocité dans l’accès au marché.

24 mai 2019
Catégorie : Etudes

L’investissement semble dynamique et la situation de trésorerie stabilisée chez les grandes entreprises et ETI

 Rexecode et l’Association Française des Trésoriers d’Entreprises (AFTE) dévoilent cette semaine les résultats de l’enquête de trésorerie des grandes entreprises et ETI. Bien que les délais de paiement des clients aient tendance à s’allonger, le constat est à une stabilisation de la situation de trésorerie d’exploitation, avec un solde d’opinion à l’équilibre depuis deux mois. Ce dernier avait atteint pour rappel en février dernier son plus bas niveau depuis la période de sortie de crise financière. L’enquête souligne également que 30% des interrogés qui jugent que la trésorerie globale est moins bonne que prévue imputent cette évolution à l’effort d’investissement. Cela vient donc conforter la perception des entrepreneurs d’un investissement dynamique en 2019.  Il apparait également que la proportion de trésoriers jugeant l’impact du prix des matières premières sur la trésorerie comme significatif est en baisse : elle est ainsi portée à 29,4% en mai contre 36% début 2018. De même la proportion d’interrogés considérant que l’influence du taux de change sur leur trésorerie est significative continue de diminuer, pour atteindre 32,5% soit son plus bas niveau depuis septembre 2014. Enfin, la détention en liquidité demeure le support de placement de la trésorerie favori dans ce contexte de taux très bas. Le léger regain d’intérêts pour les placements OPCVM observé en février ne semble quant à lui pas renouvelé.

 

24 mai 2019
Catégorie : Juridique et fiscal

PACTE : publication de la loi

La loi n°2019-486 du 22 mai 2019 relative à la croissance et la transformation des entreprises (PACTE) a été publiée au Journal officiel le 23 mai. Cette publication était attendue depuis la décision du Conseil constitutionnel (conformité partielle) rendue le 16 mai.

24 mai 2019
Catégorie : Juridique et fiscal

Publication par l’ESMA d’avis techniques sur l’intégration des risques et facteurs ESG

La Commission européenne a fait de la finance durable une de ses priorités avec le lancement d’un plan d’action en mars 2018. Dans ce cadre, l’ESMA a publié début mai deux avis techniques sur l’intégration des risques et facteurs ESG pour les entreprises d’investissement et les gérants d’actifs.

Ces avis ont été transmis à la Commission européenne qui devra ensuite, sur cette base, amender certains textes d’application (niveau 2) des directives MIF 2, AIFM et OPCVM. En matière d’exigences organisationnelles, l’ESMA a adopté une approche proportionnée, pour laisser aux acteurs le temps d’adapter leur organisation et leurs moyens et prendre en compte les spécificités de leurs activités et modèle d’organisation, ainsi que les évolutions rapides observées dans le marché. Pour les entreprises d’investissement, un autre volet concerne les règles applicables à la gouvernance des produits : il s’agit là de refléter les changements introduits par la Commission européenne pour prendre en compte les préférences ESG des clients, tout en veillant aux risques éventuels de mauvaise commercialisation. L’ESMA souligne également l’importance de clarifier la terminologie utilisée pour les termes liés à l’environnement, le social et la gouvernance afin de permettre une mise en œuvre cohérente de ces nouvelles obligations.

L’AMF a contribué à la rédaction de ces avis techniques et suit de près les travaux européens en lien avec le Plan d’action de la Commission européenne pour la finance durable. Deux chantiers mobiliseront notamment l’AMF dans les prochains mois : les discussions sur le projet d’éco-label pour les produits financiers et la préparation en collaboration avec les autres régulateurs européens de standards techniques dans le cadre du nouveau règlement européen relatif à la publication d’informations relatives aux investissements durables et aux risques en matière de durabilité.

 
 

17 mai 2019
Catégorie : Commissions et clubs

Commission ESG - Petit-déjeuner thématique Biodiversité, le 22 mai

La Commission ESG organise un petit-déjeuner thématique le 22 mai prochain à 8h30 chez France Invest.

 

La notion de biodiversité est apparue dans les années 80, au moment où les menaces croissantes sur les écosystèmes ont fait comprendre qu'au-delà des enjeux environnementaux, l'activité économique pouvait être lourdement impactée.

Trop souvent perçue de façon pastorale et purement écologique, la biodiversité est un sujet stratégique au cœur d'enjeux économiques et d'industries essentielles comme la santé et l'agro-alimentaire. Elle est aussi un facteur d'équilibre pour la planète et ses écosystèmes. A titre d’ exemple la photosynthèse, qui constitue notre "usine à oxygène" en nous permettant de bénéficier d'une atmosphère respirable, est la plus connue des  "filiales" de l'entreprise biodiversité.

Les derniers rapports des experts internationaux du GIEC ont pointé les menaces lourdes liées au changement climatique qui pèseront sur la biodiversité à l’horizon 2030. Et pourtant, la biodiversité recèle un potentiel considérable de développement  et constitue une source d'innovations industrielles. Nombre d'applications d'aujourd'hui et de demain en sont directement dérivées : traitements des coques de bateaux ou d'avions améliorant la consommation, revêtements de satellites, molécules rares à usage pharmaceutique, écrans du futur, ... 

Comment nos entreprises peuvent-elles avoir un impact positif sur la biodiversité, en réduire la fragilisation, en faire un levier de création de valeur et de sens, et surtout en mesurer ses potentiels de développement et d'investissements ? Est-ce l'or vert de demain ? 

La nature est une bibliothèque industrielle et économique, nous la brûlons au lieu de la lire...

Pour entrer dans ce sujet riche de risques et d'opportunités majeures, la Commission ESG vous propose un petit déjeuner réunissant experts, entreprises et investisseurs le 22 mai 2019 de 8h30 à 10H (accueil à 8H) chez France Invest.

 

Inscription gratuite auprès de :

Gérard Richer, chargé de l'animation des commissions

g.richer@franceinvest.eu

Tél.: 01 47 20 85 78

17 mai 2019
Catégorie : Commissions et clubs

Commission Législation et Fiscalité, le 29 mai

La Commission Législation et Fiscalité se tiendra le mercredi 29 mai 2019 à 8h30, dans les locaux de France Invest, et sera l’occasion de présenter les évolutions fiscales et juridiques de ces derniers mois.

17 mai 2019
Catégorie : Etudes

Investissements directs à l’étranger : la France se hisse à la cinquième place des pays les plus attractifs

Le cabinet de conseil américain A.T Kearney publie cette semaine son classement 2019 des pays les plus attractifs auprès des grands investisseurs internationaux. Pour la septième année consécutive, les Etats-Unis arrivent en tête, une position leader notamment imputable à l’expansion économique robuste et durable du pays mais également à sa fiscalité compétitive et ses capacités technologiques. Viennent ensuite l’Allemagne, le Canda ou encore le Royaume-Uni qui conserve la quatrième place du classement, en dépit des incertitudes liées à la question du Brexit. La France gagne quant à elle deux places cette année, se hissant pour la première fois en cinquième position des pays les plus propices aux investissements directs à l’étranger (IDE). Selon A.T Kearney, la confiance des investisseurs étrangers dans l’économie française, qui a connu une forte hausse depuis l’élection du Président Macron, n’a pas été entamée depuis par les récents mouvements des « gilets jaunes ». De plus, la prévision de croissance française pour 2019 – autour de 1,3% – s’aligne avec celles des membres de la zone euro, dépassant même celle de l’Allemagne fixée à 0,8%. La Chine, qui avait occupé la première place du classement entre 2002 et 2012, tombe pour sa part à la septième place, soit son plus bas classement en vingt ans. Ce recul s’explique en partie par le ralentissement de la demande intérieure, le recul des exportations ou encore par l’impact de la guerre commerciale avec les Etats-Unis.

17 mai 2019
Catégorie : Etudes

Bpifrance, investisseur de scale-up le plus actif d’Europe

Tech.eu et Stripe étudient cette semaine dans leur rapport « Life is Growth », les caractéristiques du financement des start-up en phase de croissance en Europe. À cette fin, 2 300 opérations réalisées au sein de 2 000 scale-up européennes entre 2016 et 2018 ont été analysées. Le constat est à une progression significative des opérations sur les trois dernières années. Ainsi, le nombre d’investissements a plus que doublé entre le premier trimestre 2016 et le quatrième trimestre 2018, passant de 117 à 239. Le Royaume-Uni, malgré les incertitudes liées à la question du Brexit, arrive en tête des pays européens les plus actifs, avec 8,8 milliards d’euros rassemblés sur la période étudiée. La France décroche quant à elle la deuxième place du classement (5,4 milliards d’euros), juste devant l’Allemagne (4,9 milliards d’euros). L’étude souligne également une spécificité des structures d’investissement françaises scrutées : 75% d’entre elles réalisent plus de la moitié de leurs investissements sur le territoire national. Si la proximité apparait donc comme un facteur crucial pour les investisseurs français, les fonds nordiques ou allemands favorisent pour leur part la diversification géographique de leurs investissements. Il s’avère enfin que l’investisseur le plus actif en Europe en termes de nombre d’opérations n’est autre que Bpifrance, avec 55 deals effectués entre 2016 et 2018. La deuxième place est occupée par l’anglais Balderton Capital (40 opérations), tandis qu’un autre français, Idinvest Partners, arrive au troisième rang (36 opérations).

 

17 mai 2019
Catégorie : Etudes

La Commission européenne revoit à la baisse ses prévisions de croissance pour 2019 et 2020

Selon les prévisions de Printemps de la Commission européenne, l’économie européenne poursuivra sa progression en 2019 et 2020, à un rythme toutefois moins soutenu que celui précédemment anticipé. Est ainsi annoncée pour la zone euro une croissance économique de 1,2% en 2019 et 1,5% en 2020, après 1,9% en 2018. Cette révision à la baisse repose principalement sur l’essoufflement de l’Allemagne, pénalisée par la faiblesse du secteur manufacturier et plus particulièrement par celle de l’industrie automobile. La croissance allemande chuterait de ce fait à 0,5% en 2019 avant de rebondir à 1,5% en 2020. Pour ce qui est de la France, la Commission table sur une croissance du PIB de l’ordre de 1,3% en 2019 et de 1,5% en 2020. La demande intérieure du pays devrait s’accélérer sous l’influence de la hausse du pouvoir d’achat, tandis que la contribution des exportations nettes à la croissance diminuerait. Du fait notamment de la refonte du CICE en une réduction permanente des cotisations sociales employeurs – dont l’impact est estimé à 0,9% du PIB – le déficit public français dépasserait quant à lui la barre des 3% du PIB pour s’établir à 3,1% en 2019. Il tomberait ensuite à 2,2% en 2020 sous l’effet d’une contribution conjoncturelle légèrement positive et dans l’hypothèse d’une situation politique inchangée.