L’actualité France Invest

25 janvier 2019
Catégorie : Etudes

Capital-innovation européen : hausse des montants investis et chute du nombre d’opérations en 2018

Année record pour les investissements de capital-innovation européen : la barre des 20 milliards d’euros a été franchie en 2018, du jamais vu dans l’histoire du venture capital. Selon le dernier rapport Pitchbook, 20,5 milliards d’euros ont ainsi été investis en 2018 contre 19,7 milliards d’euros l’année précédente, soit une augmentation de 4,2%. Le nombre d’opérations effectuées ayant quant à lui chuté de 25,9%, la croissance soutenue des montants investis semble notamment portée par la taille accrue des opérations. Comme le fait remarquer le rapport, la taille médiane des opérations a atteint de nouveaux sommets en 2018, et ce quel que soit la phase de développement considéré. Par exemple, la taille médiane des opérations de capital-création (ou Early stage) a augmenté de 86,9%, et celle de capital d’amorçage (Seed capital) de 32,8%. Du côté des désinvestissements, le bilan est similaire : le montant des sommes désinvesties est en augmentation (+164,8%), tandis que le nombre de sorties est en baisse (-30,5%). Enfin, l’étude souligne une chute de 23,5% du nombre de véhicules ayant atteint leur closing final (62 en 2018 contre 81 en 2017). Le constat est donc à l’accumulation du capital dans des véhicules de grande taille, les GPs concentrant leurs investissements dans des startups matures, de taille significative. Malgré ces conclusions, l’accès au capital des jeunes startups n’est cependant pas remis en question. Il s’avère en effet que les investisseurs internationaux, les programmes gouvernementaux ou encore les investisseurs « non traditionnels » (fonds de pension, family offices)   ont pris une place prépondérante en tant que sources alternatives de financement.

25 janvier 2019
Catégorie : Etudes

Essoufflement de la croissance mondiale selon le FMI

Révision à la baisse des prévisions de la croissance mondiale par le FMI : celle-ci devrait chuter à 3,5% en 2019 avant de s’établir à 3,6 % en 2020, soit respectivement 0,2 et 0,1 point de moins que dans les projections d’octobre dernier. Cette correction résulte du ralentissement observé au deuxième semestre 2018 suite notamment à l’introduction de normes antipollution dans l’industrie automobile en Allemagne ou encore à l’impact négatif des risques souverains et financiers sur la demande intérieure en Italie. Le FMI prévoit plus précisément un ralentissement de l’activité dans les pays avancés où la croissance devrait passer de 2,3% en 2018 à 2% en 2019, soit 0,1% de moins que prévu pour chaque année qu’à l’automne 2018. Cette révision à la baisse est principalement imputable à celle de la zone euro où les estimations de croissance de nombreux pays tels que l’Allemagne (projection revue à 1,3% pour 2019), l’Italie (+0,6%) ou la France (+1,5%) ont été dégradées. Pour le Royaume-Uni, l’incertitude demeure : la projection inchangée de 1,5% de croissance en 2019-2020 suppose qu’un accord sur le Brexit ait été conclu en 2019. Deux sources de risques pour les perspectives mondiales sont enfin identifiées par les auteurs. Il s’agit en premier lieu des différends commerciaux entre les Etats-Unis et la Chine, qui en cas d’échec des pourparlers, pourraient augmenter davantage les distorsions du commerce international. Le deuxième facteur de préoccupation majeur évoqué est relatif à l’état d’esprit sur les marchés financiers et à la forte chute du cours des actions observée au second semestre 2018.

25 janvier 2019
Catégorie : Etudes

Les entreprises européennes disposent des leviers nécessaires pour faire face au ralentissement économique attendu

Selon une récente étude de l’agence de notation Moody’s, la croissance de la zone euro devrait ralentir dans les prochaines années. Après avoir atteint 2,5% en 2017, elle s’établirait à 1,8% en 2019 avant de chuter à 1,6% en 2020. Il semble cependant que ce ralentissement économique attendu n’atteindrait pas significativement les entreprises européennes, celles-ci disposant d’un éventail de leviers pour y faire face. Sont notamment évoquées la diminution des dépenses d’investissement, la limitation des acquisitions ou encore la réduction des versements de dividendes afin de préserver leurs liquidités. De plus, ajoute Moody’s, la plupart des entreprises sont domiciliées dans des pays où la contraction de l’activité économique devrait être modérée. En ce qui concerne la question du Brexit, ses conséquences pour les entreprises de la zone euro paraissent plus difficiles à prévoir. L’étude précise cependant que face à ce climat d’incertitude, la plupart d’entre elles se prémunissent en réduisant par exemple les investissements réalisés en Grande-Bretagne ou en délocalisant leur production vers d’autres pays. D’autres ont fait le choix d’investir massivement dans l’entreposage et la chaîne d’approvisionnement afin de surmonter les effets d’un potentiel renforcement des barrières commerciales.

25 janvier 2019
Catégorie : Etudes

Le cyber-risque et l’interruption d’activité, principales préoccupations des entreprises pour 2019

Pour la huitième année consécutive, le groupe Allianz publie son baromètre mondial des risques. L’année 2019 enregistre un nombre record de participations, avec 2 415 experts dans 86 pays. En tête des risques d’entreprise dans le monde, on retrouve encore une fois l’interruption d’activité, ex-aequo avec les cyber-menaces (37% des réponses). Si les interruptions d’activité décrochent la première place pour la septième fois d’affilée, l’arrivée des cyber-menaces en pole position n’est pas une surprise. En effet, ces deux risques sont de plus en plus liés, les attaques ou défaillances informatiques entrainant fréquemment la perturbation des activités. Le Brexit, les guerres commerciales ou encore les tarifs douaniers ont conduit les entreprises à hisser les évolutions législatives et réglementaires à la quatrième place du classement avec 27% des réponses. En ce qui concerne la France, les incidents cyber décrochent la première place avec 41% des réponses, talonnés par les interruptions d’activités (40%). Le risque incendie et explosion conserve quant à lui sa troisième place et récolte 29% des réponses.

www.agcs.allianz.com/assets/PDFs/Reports/Allianz_Risk_Barometer_2019.pdf

25 janvier 2019
Catégorie : Etudes

Augmentation de la sinistralité pour les PME de plus de 100 salariés

Altares, spécialiste de la data economy, vient de publier son bilan 2018 des défaillances et sauvegardes d’entreprises en France. 54 600 défaillances d’entreprises ont ainsi été recensées sur l’année, soit à peine 1% de moins qu’en 2017. Si le début d’année 2018 annonçait une trajectoire favorable, avec un premier trimestre au plus bas depuis dix ans (-9%), l’allure s’était trouvée ralentie au deuxième trimestre (-2%). Une remontée de la sinistralité des entreprises a ensuite été observée au troisième trimestre (+6%), une tendance que le dernier trimestre 2018 n’a malheureusement pas permis de corriger avec 14 855 procédures collectives comptabilisées (+4,2%). L’étude fait également état d’une forte augmentation des défaillances pour les PME de plus de 100 salariés. Ainsi, après une retombée à 122 en 2017, soit le plus bas niveau atteint depuis 2007, leur nombre repart à la hausse en 2018, avec un rebond de 11,5%. Il apparait également que sur les 171 000 emplois menacés en 2018, 30 000 sont portés par ces structures de plus de 100 salariés (18%).

 

25 janvier 2019
Catégorie : Juridique et fiscal

Projet de loi « PACTE »

Les Sénateurs poursuivent l’examen du projet de loi PACTE. Après une adoption du texte en commission spéciale le 17 janvier, avec application de la procédure de la législation en commission (LEC), l’examen en séance publique se déroulera du 29 janvier au 7 février. La possibilité de déposer des amendements est ouverte jusqu’au vendredi 25 janvier.
Le vote solennel du projet de texte aura lieu le 12 février.

25 janvier 2019
Catégorie : Juridique et fiscal

Brexit

La loi n°2019-30 du 19 janvier 2019 habilitant le Gouvernement à prendre par ordonnances les mesures de préparation au retrait du Royaume-Uni de l'Union européenne a été publiée au Journal Officiel le 20 janvier 2019.

25 janvier 2019
Catégorie : Juridique et fiscal

AMF - Étude sur les caractéristiques des FIA gérés par des sociétés de gestion françaises

Sur la base des déclarations faites au titre du reporting AIFM, le régulateur français fournit pour la première fois une vision du marché des FIA qui font l’objet d’un reporting en France. Au nombre de 5 168, ces FIA représentent 688 milliards d’euros d’actif net à fin 2017 et 915 milliards d’euros d’exposition.
L’étude de l’AMF relève les principales tendances suivantes :

•    une faible représentation des fonds les plus spéculatifs (hedge funds) parmi les FIA faisant l’objet d’un reporting en France (0,6 % de l’actif net total). La plupart des FIA présente des caractéristiques semblables à celles de fonds plus traditionnels, moins risqués : 59 % de l’actif net total est constitué de fonds actions, obligataires ou diversifiés ;
•    une liquidité des portefeuilles permettant de faire face à la temporalité des rachats des investisseurs en situation normale de marché. En-dehors des fonds immobiliers et de private equity, dont les détentions à l’actif sont à long-terme, les FIA peuvent liquider une majorité de leur actif en un jour ou moins ;
•    des niveaux de levier globalement en adéquation avec les stratégies d’investissement mises en œuvre ;
•    des expositions en cohérence avec les stratégies des FIA : les fonds immobiliers sont exposés à 71 % à des actifs physiques, les fonds de private equity à 85 % à des titres, les fonds de fonds à 58 % à des organismes de placement collectifs, et les fonds de stratégie "autre" à 60 % à des titres.

L’étude démontre les limites du reporting issu de la Directive AIFM. Concernant la typologie des FIA, il apparait que la majorité des fonds déclare ne pas se reconnaitre dans les stratégies principales proposées par le reporting, ce qui empêche une classification correcte des fonds. Par ailleurs, le reporting AIFM repose en grande partie sur des variables facultatives, ce qui rend leur traitement statistique difficile. Ainsi, l’ampleur des données recueillies et le travail nécessaire à l’amélioration de leur qualité poussent à mettre en avant le caractère encore améliorable de l’utilisation de ce reporting.


 

25 janvier 2019
Catégorie : Juridique et fiscal

AMF - Retour sur les contrôles SPOT de 2018 et présentation des nouveaux thèmes de 2019

Dans une vidéo accessible ci-dessous, Nicolas Patel, Directeur des contrôles de l’AMF, dresse le bilan des premiers contrôles SPOT conduits en 2018 et présente les thématiques retenues pour la supervision en 2019.

Nicolas Patel sera l’invité du Club compliance et de la Commission législation et fiscalité lors d’un atelier dédié aux contrôles SPOT de l'AMF organisé jeudi 21 mars 2019 à 18h00 dans les locaux de France Invest (contact : c.chalon@franceinvest.eu).

25 janvier 2019
Catégorie : Juridique et fiscal

Commercialisation des instruments financiers : l'AMF constitue un panel d'investisseurs pour renforcer sa veille

Dans le cadre de sa veille active des pratiques de commercialisation des produits qui entrent dans son périmètre, l’AMF se dote d’un nouvel outil : un panel d’investisseurs.
Cet outil permettra au régulateur d’avoir connaissance des informations diffusées à leur clientèle par les prestataires de services d’investissement ou encore les sociétés de gestion. Le panel alimentera aussi les études de l’Observatoire de l’épargne de l’AMF.
Les « panélistes », seront des particuliers non professionnels détenteurs de portefeuilles diversifiés d’instruments financiers (actions, fonds d’investissement…).
L’institut CSA collectera auprès d’eux les documents qui leur sont adressés et les messages reçus, avant de les mettre à la disposition de l’AMF, de façon anonyme.