L’actualité France Invest
Etudes

27 avril 2018
Catégorie : Etudes

Ralentissement ou retournement du cycle de croissance au début de 2018 ?

Selon l’indicateur avancé de l’OFCE pour la France, bâti sur les enquêtes de conjoncture publiées par l’INSEE, la croissance de l’économie française aurait été de +0,5 % au premier trimestre 2018, en repli de 0,2 point par rapport au quatrième trimestre 2017 (+0,7 %). Pour le deuxième trimestre, la croissance devrait revenir au voisinage de +0,4 %, révisée en baisse d’un peu moins de 0,1 point par rapport à l’évaluation du mois dernier. Par ailleurs, l’opinion des chefs d’entreprises sur le climat des affaires est en légère baisse, laissant penser qu’un pic a été atteint fin 2017. Pour l’OFCE, ces éléments ne sont pas des signaux d’un retournement de conjoncture. En effet, les enquêtes de l’INSEE étant mensuelles, la volatilité est un élément qui peut expliquer ce léger ralentissement. Par ailleurs, la croissance actuelle du PIB reste supérieure à celle de long terme (qui s’établit à +0,3%), et les prévisions indiquent qu’elle devrait le rester en 2018. Un argument avancé par l’OFCE pour expliquer ce ralentissement est la politique fiscale du gouvernement, avec la hausse de la CSG (contre une baisse des cotisations sociales) au premier semestre 2018 qui vient réduire le pouvoir d’achat des ménages. Au 2ème et 3ème trimestre, cette mesure devrait être compensée via certaines mesures visant à soutenir le pouvoir d’achat.

27 avril 2018
Catégorie : Etudes

La France, 2ème pays européen en nombre d’entreprises en très forte croissance d’activité

Le Financial Times, en partenariat avec Statista, a publié son classement des 1 000 entreprises européennes dont le chiffre d’affaires a le plus cru entre 2013 et 2016. La France se classe deuxième avec 197 entreprises, juste derrière l’Allemagne qui en compte 266. Pour le Royaume-Uni, 157 entreprises sont dénombrées, et 133 pour l’Espagne. Pour rappel, en 2017, 138 entreprises françaises étaient présentes dans le classement. Le secteur le plus représenté dans le classement est celui des entreprises technologiques, secteur dans lequel, la France est le premier pays en Europe. Ce classement des entreprises à forte croissance vient démontrer que la France est un des pays les plus dynamiques en Europe, et notamment dans les domaines qui demandent beaucoup d’innovation.

27 avril 2018
Catégorie : Etudes

Le poids de l’Europe augmente dans les levées mondiales

Pitchbook publie une première estimation des montants levés par les fonds de LBO en 2018 (estimation faite au 25 avril 2018). Alors que durant l’année 2017, les levées de capitaux atteignaient des records, l’année 2018 devrait connaitre une baisse, principalement en raison de la baisse des levées de fonds américaines. Ce devrait d’ailleurs être le fait marquant de cette année : la baisse des levées de fonds d’origine américaine au profit des levées d’origines européennes. Selon Pitchbook, 3 des 5 plus gros fonds de LBO levés à ce jour, sont d’origine européenne, contre 2 des 10 plus gros fonds de l’an dernier. En 2017, les fonds européens représentaient 25% des levées dans le monde, et les fonds américains près de 65%. Sur le début de l’année 2018, l’Europe pèse près de 50% des levées mondiales, contre moins de 40% pour les États-Unis. Pitchbook anticipe une poursuite de cette tendance pour 2018.

20 avril 2018
Catégorie : Etudes

Les Fintech sont de mieux en mieux perçues par les Français, mais un travail de pédagogie et de transparence reste à mener

Pour la 3ème année consécutive, Deloitte publie une étude sur la perception de la Fintech et de l’Insurtech par les français. Composé d’un panel de 2 000 personnes, cette étude montre que 78% des Français ne savent pas ce qu’est une Fintech et 86% ne savent pas ce qu’est une Insurtech. Si 81% des Français reconnaissent le caractère innovant de ces nouveaux acteurs, seuls 55% d’entre eux en perçoivent l’utilité. Les services digitaux sont de plus en plus adoptés par les consommateurs. Leur confiance dans la sécurisation des transactions augmente mais la méfiance sur l’usage des données personnelles également. Les français restent toutefois très attachés aux banques et assurances traditionnelles, notamment pour les opérations complexes. Enfin, l’étude constate un manque de pédagogie et de transparence qui freine les français dans l’utilisation des nouveaux services offerts par les Fintech et les Insurtech. C’est notamment sur leur utilité et leur sécurité que les services digitaux dans le secteur financier doivent faire leur preuve.

20 avril 2018
Catégorie : Etudes

Les particuliers fortunés se tournent de plus en plus vers le non coté

Menée par Scorpio Partnership pour BNP Paribas Wealth Management, une étude explore les comportements et les tendances des investisseurs et investisseurs privés potentiels vis-à-vis des fonds de capital-investissement et d’immobilier non côté. Ce rapport, basé sur l’opinion de 337 investisseurs fortunés provenant de 9 pays d’Europe, d’Asie et du Golfe et détenant un minimum de 5 millions de dollars d’actifs à investir, met tout d’abord en évidence qu’en moyenne, les investisseurs actifs en fonds de capital-investissement et d’immobilier non côté en détiennent 16,3 % dans leur portefeuille, représentant leur première classe d’actifs, aux côtés des « Liquidités » (15,8 %) et des « Actions » (15,3 %). Ensuite, 50% des investisseurs fortunés indiquent qu’ils sont prêts à investir un minimum de 500 000 dollars en 2018 en fonds de capital-investissement et/ou d‘immobilier non côté, et 40 % des investisseurs potentiels sont susceptibles d’investir dans ces classes d’actifs dans un avenir proche. Par ailleurs plus d’un tiers d’entre eux utilisent ces placements pour équilibrer leur portefeuille global. Une proportion similaire est orientée sur cette classe d’actifs par leur banquier privé.

20 avril 2018
Catégorie : Etudes

Le programme de stabilité du gouvernement prévoit un redressement des finances publiques dans un environnement économique favorable

Élaboré par le Direction Générale du Trésor et la Direction du Budget, le programme de stabilité a été présenté en Conseil des ministres le 11 avril dernier. Il trace les grandes lignes de la programmation des finances publiques de la France pour les années 2018-2022. L’année 2017 a été placée sous le signe du retour du déficit public sous les 3 % et le respect par la France de ses engagements européens, et ancre fermement la perspective d’une sortie de procédure pour déficit public excessif à l’été 2018. Dans un environnement toujours porteur, le scénario macroéconomique à horizon 2019 du présent programme de stabilité a été revu à la hausse depuis la dernière de Loi de Finances Publiques. Selon les projections, la croissance s’établirait ainsi à +2,0 % en 2018 et +1,9 % en 2019, alors que l’emploi serait particulièrement dynamique. Après s’être redressée à +1,0 % en 2017, l’inflation atteindrait +1,4 % en 2018 puis baisserait à +1,2 % en 2019. Un effort continu de maîtrise des dépenses, devrait permettre un rétablissement des finances publiques prévu à l’horizon du programme de stabilité. Ces efforts permettront de financer une diminution sensible des prélèvements obligatoires, qui diminueront d’un point sur le quinquennat, favorisant la croissance de long terme de l’économie française.

13 avril 2018
Catégorie : Etudes

Le risque lié à l’allocation du crédit aux entreprises peut-il mettre à mal la stabilité financière ? (FMI)

Le FMI a publié cette semaine une mise à jour de son rapport sur la stabilité financière dans le monde. Au chapitre 2, l’organisation internationale s’interroge sur les risques liés à la souplesse des conditions d’allocation de crédit aux entreprises qui durent depuis plusieurs années, et qui peuvent être une source de vulnérabilité. En effet, une étude approfondie de la question réalisée sur un grand nombre de pays avancé et émergents depuis 1991, tend à montrer pendant les périodes d’accélération de l’expansion du crédit, surtout lorsque celles-ci coïncident avec des conditions d’octroi du crédit ou des conditions financières souples, le risque lié à l’allocation de crédit augmente. Ceci est notamment dû au fait que les intermédiaires financiers et les investisseurs en quête de rendement prêtent trop à des emprunteurs à risque. Une augmentation du risque lié à l’allocation du crédit signale une aggravation des risques de ralentissement de la croissance du PIB et une probabilité accrue de crises bancaires et de tensions dans le secteur bancaire. Par conséquent, une allocation plus risquée du crédit aux entreprises constitue une source indépendante de vulnérabilité financière. Le FMI recommande donc aux autorités publiques de recueillir davantage de données sur l’état financier des entreprises dans un objectif de surveillance macrofinancière. En termes de levier d’action, le rapport formule également plusieurs propositions destinées aux décideurs politiques et institutionnels pour aider les dirigeants à maitriser l’accroissement du risque lié à l’allocation de crédit aux entreprises.

13 avril 2018
Catégorie : Etudes

Forte évolution des intentions d’embauche en 2018 (CREDOC et Pôle Emploi)

Le CREDOC et Pôle Emploi ont publié leur étude annuelle sur les intentions d’embauches. Il en résulte que la propension à recruter et le nombre de projets de recrutement sont en très forte évolution pour 2018. Près de 600 000 entreprises envisagent de recruter en 2018, le niveau plus élevé atteint depuis 2010. Le nombre de projets de recrutement atteint 2,3 millions, soit 18,7% de plus qu’en 2017. L’ensemble des secteurs d’activité ont fait part d’une hausse de leurs besoins de recrutement. Les services sont les principaux demandeurs. Les secteurs de la construction et de l’industrie sont ceux où les intentions d’embauche augmentent le plus. Les projets de recrutement augmentent sur tous les types de taille d’entreprise. En revanche, les difficultés de recrutement perçues par les employeurs augmentent (+6,9% de projets de recrutement jugés difficiles), après une stabilisation en 2016 et un rebond en 2017.

 

06 avril 2018
Catégorie : Etudes

Attractivité de l’économie française : hausse des IDE en France et des exportations à l’étranger (Business France)

Dans son dernier rapport sur l’internationalisation de l’économie française, Business France publie les chiffres des investissements étrangers en France, et ceux des exportations. Ces derniers témoignent d’une forte attractivité du territoire français. 1 298 décisions d’investissement ont permis la création ou le maintien de plus de 33 000 emplois en France en 2017. Le nombre de décisions d’investissement a fortement progressé puisqu’il s’élevait à 926 en 2015 et 1 117 en 2017. 58% des projets d’origine européennes, 23% proviennent d’Amérique du Nord, et 13% d’Asie. Pour 35% des projets, il s’agit de l’implantation d’un centre de décision, et pour 50% des projets, il s’agit de la création d’un nouveau site (le reste étant de l’extension, la reprise ou le rachat de site). Le rapport procède également à une analyse régionale des investissements étrangers, et montrent que les investissements étrangers ont permis le maintien de l’emploi sur l’ensemble du territoire français. Sur le plan des exportations de biens, elles se sont élevées à 473 Mds€ en 2017, soit une progression de 4,5%. Le premier partenaire de la France est l’Allemagne, qui concentre 15% des exportations. On observe également une forte hausse des exportations vers des pays dont le développement est rapide : la Chine (+18%), l’Inde (+37%) et la Corée du Sud (+29%).

06 avril 2018
Catégorie : Etudes

Léger ralentissement de la croissance de l’activité dans l’industrie manufacturière et dans les services (IHS Markit)

IHS Markit publie cette semaine son indice PMI pour le mois de mars. Cet indice composite (mesurant l’activité combinée du secteur des services et de l’industrie manufacturière) se replie à 56,3, contre 57,3 en février, et en recul depuis août 2017. Cela traduit un léger ralentissement de l’activité dans les services et dans l’industrie manufacturière. Le niveau de l’indice reste tout de même supérieur à sa moyenne de long terme. La baisse de l’indice s’explique principalement par la baisse du nombre de nouvelles affaires et une hausse marquée des prix payés (contribuant à une nouvelle augmentation des prix moyens facturés en mars). En outre la modération du nombre de nouvelles affaires entraîne un ralentissement de la création d’emploi. Même si l’indice PMI ralentit légèrement l’activité française reste soutenue, laissant croire que le PIB devrait encore croître en 2018.