L’actualité France Invest
Etudes

22 mars 2019
Catégorie : Etudes

Banque de France : la croissance du PIB français serait de 1,4% en 2019 et de 1,5% en 2020

La Banque de France publie ses prévisions économiques pour la France. En moyenne annuelle, la croissance du PIB français s’établirait à 1,4% en 2019, soit en léger recul par rapport à 2018 (1,5%). Ce ralentissement pourrait notamment s’expliquer par un acquis de croissance pour 2019 de seulement 0,4% à fin 2018, bien en deçà de celui de 2018 (1,0% à fin 2017). En 2020, le PIB progresserait autour de 1,5%, sous l’impulsion de la remontée de la demande mondiale adressée à la France (+3,7% en 2020 après +3,1% en 2019 et +3,6% en 2018). Est également soulignée la progression du pouvoir d’achat du revenu disponible des ménages en 2019, autour de 2,1% par habitant en moyenne. Celle-ci serait notamment liée à la baisse du prix du pétrole, la mise en place des mesures d’urgence économiques et sociales (MUES) ainsi qu’à la bonne tenue des revenus du marché du travail. Après un pic à 2,1% en moyenne annuelle en 2018, l’inflation reculerait à 1,3% en 2019 avant de réaliser une remontée en 2020 et 2021 (autour de 1,6% et 1,7%). Ce repli s’expliquerait principalement par la baisse de l’inflation de l’énergie. En intégrant l’impact des MUES sur les finances publiques (environ 9 milliards d’euros), le déficit public devrait quant à lui opérer une remontée temporaire au-dessus de 3% du PIB en 2019, pour s’établir à 3,2%. Il devrait cependant diminuer d’ici 2021 en tirant parti de la croissance économique. La Banque de France précise enfin que cette projection n’est pas exempte d’aléas, le contexte international particulièrement incertain pouvant notamment affecter négativement l’activité économique française.

22 mars 2019
Catégorie : Etudes

Résilience de l’économie française en 2019

L’INSEE publie cette semaine sa note de conjoncture trimestrielle. Face à l’incertitude ambiante liée aux turbulences du commerce mondial, la France devrait se montrer particulièrement résiliente. La croissance trimestrielle du PIB français serait ainsi portée à 0,4% en 2019, un meilleur score que celui de la zone euro, dont la prévision de croissance par trimestre est établie à 0,3%. L’économie française serait notamment stimulée par les mesures d’urgence annoncées en décembre suite au mouvement des gilets jaunes – d’un montant total de 10 milliards d’euros – qui impacteraient positivement le pouvoir d’achat et donc la demande intérieure. L’INSEE prévoit ainsi une progression notable des salaires marchands par tête d’ici mi-2019 (+1,8%), sous l’effet de la défiscalisation des heures supplémentaires ou encore du versement par certaines entreprises d’une prime exceptionnelle. Dans ce contexte, le revenu disponible brut des ménages connaitrait respectivement une croissance de 0,7% et 0,3% au premier et second trimestre 2019. La consommation des ménages serait par conséquent portée par la hausse des revenus réels et augmenterait de 0,5% au premier trimestre puis de 0,4% au second. Après un ralentissement fin 2018, l’investissement des entreprises devrait quant à lui retrouver un certain dynamisme (+0,7% puis +0,8%). Ce rythme de croissance serait suffisant pour faire reculer le taux de chômage de 0,4 point sur un an. Celui-ci s’établirait à 8,7% de la population active d’ici cet été.

22 mars 2019
Catégorie : Etudes

Etats-Unis et Chine : les deux principaux partenaires commerciaux de l’UE en 2018

Selon un récent communiqué d’Eurostat, les Etats-Unis (674 milliards d’euros) et la Chine (605 milliards d’euro) s’imposent comme les principaux partenaires commerciaux de l’Union Européenne en 2018. Ils représentent respectivement 17,1% et 15,4% du total du commerce de biens extra-UE, se plaçant loin devant  la Suisse (6,7%), la Russie (6,4%) ou encore le Japon (3,4%). Comme le fait remarquer l’office statistique de l’Union européenne, les tendances observées ont significativement évolué ces dernières années. La part des Etats-Unis dans le total des échanges de biens de l’UE a ainsi connu une baisse quasi-continue passant de 25% en 2000 à près de 14% en 2011 avant de rebondir à 17% en 2018. La Chine, quant à elle, a vu sa part quasiment tripler depuis 2000. Il s’avère toutefois que le commerce intra-UE domine largement pour les Etats membres. Ainsi en 2018, ces derniers ont exporté pour 5 474 milliards d’euros de biens, dont 3 548 milliards d’euros (soit 64%) à destination d’un autre Etat membre. Même constat pour les importations : sur les 5 426 milliards d’euros de biens importés, 3 446 milliards d’euros (64%) provenaient d’un autre Etat membre de l’UE. Par ailleurs, il s’avère que les machines et véhicules prédominent dans le commerce de biens de l’UE avec le reste du monde en 2018, représentant ainsi 41% du total des exportations extra-UE et 31% des importations extra-UE.

15 mars 2019
Catégorie : Etudes

Niveau record de l’endettement des entreprises françaises en 2018

Selon les derniers chiffres communiqués par S&P Global Ratings, l’endettement des entreprises françaises aurait explosé au dernier trimestre 2018 pour atteindre 175% du PIB, soit une augmentation de 40 points de pourcentage en 10 ans. Ce niveau de dette record de plus de 4 000 milliards d’euros fait figure d’exception au regard de celui des autres entreprises européennes, en diminution. Cette situation ne doit pas cependant pas être considérée comme alarmante à ce stade, ajoute S&P Global Ratings, et s’explique notamment par des coûts de financement très bas. En effet en 2018 le taux moyen des prêts accordés aux sociétés non financières atteignait son plus bas niveau historique, soit 1,56%. La solidité des entreprises françaises ne serait donc pas engagée, ces dernières ayant adopté des stratégies d’invetsissement payantes, et obtenu des rendements plus élevés à l’étranger en tirant parti de la monnaie internationale. Les opérations de fusions-acquisitions stratégiques – à l’image du doublement de la dette d’Air Liquide en 2017 par le rachat de son concurrent Airgas – apparaissent également comme un moteur de l’endettement. Bien que l’ensemble des catégories d’entreprises ait contribué à ce mouvement, ce dernier est majoritairement imputable aux multinationales françaises et aux sociétés publiques. S&P Global Ratings estime enfin qu’il est peu probable que cet accroissement de la dette des entreprises françaises impacte dans un avenir proche la note souveraine du pays, sous réserve que la hausse des taux d’intérêt soit progressive.

15 mars 2019
Catégorie : Etudes

Crédit impôt recherche : quel impact ?

La Commission Nationale d’Evaluation des Politiques d’Innovation (CNEPI) présente son étude sur  l’impact du crédit d’impôt recherche (CIR) et plus particulièrement sur celui de la réforme de 2008. Pour rappel, la réforme instaure un CIR fixé à 30% des dépenses de R&D jusqu’à 100 millions d’euros et 5% au-delà. Elle supprime également le plafond de 16 millions d’euros sur lequel s’appuyait le dispositif antérieur. Le CIR apparait comme la composante principale des aides publiques à l’innovation : il correspond en effet à un budget de près de 6 milliards d’euros par an, soit environ les trois cinquièmes de l’ensemble des dispositifs de soutien à l’innovation. Les résultats révèlent que la réforme du CIR a atteint son objectif premier à savoir la croissance des dépenses de R&D de ses bénéficiaires, et ce dans une période de crise économique et de désindustrialisation de l’économie française. Le rapport entre la dépense intérieure de R&D des entreprises et le PIB français est ainsi passé de 1,27% à 1,43% entre 2007 et 2016. Cette hausse de 0,16 point est par ailleurs supérieure à celle de l’ensemble des pays de l’OCDE sur la même période (+0,10 point). Le nombre d’entreprises bénéficiaires est quant à lui porté à 20 000 en 2015 contre 7 000 en 2007. Le rapport souligne cependant que la probabilité pour les entreprises bénéficiaires de déposer un brevet atteint les 5%, ce que la CNEPI juge « positif et significatif mais faible ».

15 mars 2019
Catégorie : Etudes

En 2018, l’évolution des défaillances d’entreprises diffère selon les secteurs et les tailles d’entreprises

La Banque de France publie cette semaine un bulletin sur les défaillances d’entreprises en France. Le nombre de défaillances est en recul pour l’année 2018 et s’élève à 53 982 à fin décembre, soit une baisse de 1,0% sur 12 mois. Celle-ci est cependant bien moins marquée qu’en 2017 (-5,8%), et 2016 (-8,0%). Il apparait également que l’évolution des défaillances diffère selon les secteurs. Ainsi, l’agriculture, l’information et communication et le commerce font état des reculs les plus importants en 2018 – avec respectivement -8,2%, -6,4% et -3,9% – tandis que l’industrie et l’hébergement-restauration enregistrent un nombre de défaillances relativement stable. Le bulletin souligne également l’augmentation du nombre de défaillances dans plusieurs secteurs sur la même période, notamment dans le secteur des transports et entreposage (+11,5%) et dans celui des conseils et services aux entreprises (+6,5%). Bien que le nombre de défaillances soit en diminution pour la majorité des tailles des entreprises, il croit pour les moyennes entreprises (+11,4%) ainsi que les TPE (+2,5%). La Banque de France précise enfin que selon des données encore provisoires, le cumul des défaillances sur 12 mois augmenterait de 0,4% à fin janvier 2019.

15 mars 2019
Catégorie : Etudes

Quelles sont les pratiques et compétences mobilisées par les LPs ?

Dans une récente enquête, eFront examine les pratiques et compétences clés des limited partners. Au travers des réponses de 179 LPs internationaux, cette étude vise également à proposer des éléments de réponse quant aux possibles axes d’amélioration de la performance. Il apparait ainsi que la majorité des répondants se reconnaissent compétents pour déterminer une allocation efficiente. Cette compétence suscite par ailleurs la plus faible divergence d’opinions entre LPs, la part des investisseurs déclarant suivre passivement leurs pairs atteignant tout juste les 8%. La mesure de la performance se présente également comme une compétence essentielle des interrogés, 39% d’entre eux reportant recourir à une méthode avancée permettant la comparaison avec d’autres classes d’actifs. Les pratiques de reporting semblent quant à elles varier significativement entre limited partners. Si 45% des répondants utilisent passivement l’information fournie par les GPs, seuls 17% déclarent utiliser des plateformes permettant de collecter et croiser l’information. Enfin, il s’avère que les pratiques relatives à la construction du portefeuille pourraient être améliorées selon les interrogés, 26% d’entre eux explorant de nouvelles méthodes en vue d’accroitre la performance.

08 mars 2019
Catégorie : Etudes

Ralentissement attendu de l’investissement en 2019 pour les TPE et PME

Bpifrance et Rexecode dévoilent les résultats de la quatrième édition de leur baromètre trimestriel, dédié à la Trésorerie, l’Investissement et la Croissance des TPE et PME. Si les conditions d’accès au crédit des PME demeurent aisées, ces dernières font état d’une dégradation de leur trésorerie sur les trois derniers mois et n’anticipent pas d’amélioration à court terme. Après deux années très dynamiques, l’investissement ralentirait en 2019. Ainsi, au premier trimestre 2019 la proportion de chefs d’entreprise souhaitant investir, bien que relativement élevée, baisse de 6 points sur un an et atteint 59%. L’étude souligne que ce sont les besoins de renouvellement et/ou de modernisation des équipements qui constituent la principale destination de ces dépenses (respectivement cités par 80% et 65% des répondants), bien avant l’extension des capacités de production ou l’introduction de nouveaux produits ou services (respectivement 36% et 39%). Les difficultés de recrutement demeurent quant à elles le principal frein à la croissance, citées par 52% des entreprises interrogées. La concurrence, plus pesante qu’au trimestre précédent (45% après 43%), arrive en seconde position. Un focus est enfin consacré à la relation des chefs d’entreprise avec leur banque. 84% d’entre eux se déclarent globalement satisfaits, dont 16% très satisfaits. Si la disponibilité du conseiller est de loin la principale source de satisfaction des entreprises (50% des réponses), les frais bancaires trop élevés ou peu transparents sont le premier motif d’insatisfaction, cités à 58%. Pour l’ensemble des interrogés, les principaux axes d’amélioration sont la baisse des tarifs des produits et services proposés ainsi que qu’une meilleure qualité du suivi de l’entreprise.

08 mars 2019
Catégorie : Etudes

Quels sont les risques associés à la montée de l’endettement des entreprises ?

Face à l’accroissement spectaculaire du recours à l’emprunt obligataire des sociétés non financières, l’OCDE alerte contre la montée des risques sur le marché de la dette des entreprises. À fin 2018, l’encours mondial d’obligations émises par les sociétés non financières atteint ainsi un niveau record proche de 13 000 milliards de dollars, soit deux fois plus qu’en 2008 en termes réels. Si le niveau annuel moyen des émissions mondiales d’obligations de sociétés culmine à 1 700 milliards de dollars entre 2008 et 2018, il n’était que de 864 milliards de dollars au cours des années précédant la crise. Après examen des risques associés au développement rapide du marché de la dette des entreprises, l’OCDE précise que ces derniers ont beaucoup évolué depuis la crise. Est notamment observée une forte augmentation de la part des obligations de catégorie investissement de la qualité la plus faible, s’établissant au pic historique de 54%. Cette dégradation de la qualité des obligations, combinée à la diminution des droits des détenteurs d’obligations pourrait amplifier les effets négatifs d’éventuelles tensions sur les marchés. Il apparait également qu’en cas de ralentissement de l’activité, les sociétés très endettées rencontreraient des difficultés à honorer leurs échéances, entrainant alors une baisse des investissements et une hausse des défaillances d’entreprises, ce qui pourrait accroitre les effets du retournement conjoncturel.

08 mars 2019
Catégorie : Etudes

Les IDE en France visent à la fois les entreprises à fort potentiel et à situation dégradée

La Banque de France publie une étude sur les investissements directs étrangers (IDE) en France. Il s’avère que depuis 2015, les entreprises françaises connaissent un regain d’attractivité significatif. Ainsi, en cumul sur la période de 2015 à 2017, les IDE en France s’élèvent à près de 120 milliards d’euros, soit trois fois plus qu’au cours des trois années précédentes. L’industrie et les activités immobilières sont les principaux secteurs économiques ciblés par les IDE : ils  concentrent à eux seuls plus de la moitié des stocks et des flux de 2015 à 2017. À noter que la construction tire son épingle du jeu et comptabilise près d’un cinquième des IDE sur la période alors qu’elle ne représente que 3% des stocks. L’étude révèle également que les investissements étrangers visent généralement des entreprises efficaces. Pour exemple, la valeur ajoutée produite par les PME faisant l’objet d’IDE est trois fois supérieure à celle de l’ensemble des PME, pour deux fois plus de salariés. Si les entreprises investies sont en moyenne plus grandes et plus efficaces que les autres, les IDE  s’orientent également vers des entreprises moins florissantes. Les résultats montrent ainsi que les investisseurs non-résidents acquièrent également des entreprises dont le bilan a régressé et qui pourraient présenter de meilleures performances à l’avenir. 34% des entreprises investies affichent une progression de leur total de bilan supérieure à 55% en trois ans, contre seulement 20% des entreprises non investies.