L’actualité France Invest
Etudes

09 novembre 2018
Catégorie : Etudes

Comment expliquer le taux d’investissement élevé des entreprises françaises ?

France Stratégie a publié fin octobre un rapport sur l’efficacité de l’investissement des entreprises françaises. Le document met en avant le fait que les entreprises françaises ont un taux d’investissement (en % de leur valeur ajoutée) parmi les plus élevés d’Europe. Le rapport s’interroge sur les raisons de cela, et sur la composition de ces investissements. Les entreprises investissent globalement davantage dans les actifs immatériels, dans le R&D et dans la formation. Il y a en revanche moins d’investissements corporels. Alors que des investissements dans l’immatériel sont cohérents avec le développement de l’industrie du futur, les gains de compétitivité de ces investissements ne semblent pas évidents. Premièrement, le retour sur investissement peut prendre du temps. Deuxièmement, le rapport indique que les investissements ne portent parfois pas assez sur l’amélioration de la qualité et de l’innovation des produits.

09 novembre 2018
Catégorie : Etudes

L’activité de la dette privée en Europe reste soutenue au S1 2018

Deloitte publie cette semaine son rapport sur l’activité de la dette privée en Europe, l’Alternative Lender Deal Tracker. 188 opérations ont été recensées en Europe au 1er semestre 2018 en Europe, contre 160 au 1er semestre 2017. Cela marque donc une croissance par rapport à la même période l’an dernier. En revanche, le rythme d’investissements est inférieur à celui observé sur le 2ème semestre 2017 (216 opérations). Le rapport indique que cette activité soutenue s’inscrit tout de même dans un environnement macroéconomique incertain. Tout d’abord, le Brexit pose des questions sur les taux d’intérêts britanniques dans les mois à venir. Par ailleurs, la hausse des taux d’intérêts américains pourraient impacter le marché européen prochainement.

09 novembre 2018
Catégorie : Etudes

Projet de loi portant suppression de sur-transpositions de directives européennes en droit français

Déposé au Sénat le 3 octobre 2018, le texte a été adopté au Sénat en 1ère lecture le 7 novembre.

Ce projet de loi est l’aboutissement des travaux du Gouvernement après le recensement des surtranspositions identifiées en droit français et pesant sur la compétitivité et l’attractivité de la France en Europe.

Plusieurs mesures identifiées par le Gouvernement sont relatives à la suppression de surtranspositions dans le domaine du droit des sociétés et en matière financière (suppression de la consultation annuelle de l'assemblée générale des actionnaires sur l'enveloppe globale des rémunérations versées aux preneurs de risque, rapprochement du droit français avec le droit européen en matière d'encadrement de la rémunération des salariés dont l'activité a une incidence sur le profil de risque des fonds).

26 octobre 2018
Catégorie : Etudes

Le marché de la Food Tech européen représente 6,5 Md€ d’investissements entre 2013 et 2018

Five Seasons Ventures, avec le soutien de dealroom.com, publie cette semaine le premier rapport sur l’état de la Food Tech en Europe. L’étude donne un aperçu sur l’innovation et la création de valeur sur le marché européen. Selon le rapport, l’Europe compte 9 licornes (start-up valorisée à plus 1 Md€), quand elle recense 10 aux USA et 15 en Asie. Ces start-up ont créé 169 Md€ de valeur en 5 ans, dont 30 Md€ pour les entreprises européennes. Depuis 2013, 6,5 Md€ ont été investis dans des start-up européennes de la FoodTech, dont 3,1 Md€ dans 5 plateformes de livraison à domicile. Malgré la forte croissance du marché des livraisons à domicile, le rapport rappelle que leur place sur le marché de la consommation reste très faible. Il y a donc encore de la création de valeur à engendrer. Enfin, la France représente 8% des montants investis dans la FoodTech en Europe au cours des 5 dernières années et 17% du nombre d’opérations. À titre de comparaison, l’Allemagne et le Royaume-Uni représentent respectivement 45% et 26% des montants investis, et 12% et 20% des opérations réalisées.

26 octobre 2018
Catégorie : Etudes

L’impact sur la croissance économique des réformes menées depuis le début du quinquennat

Selon les estimations du Rexecode, les réformes menées depuis le début de la Présidence Macron (code du travail, fiscalité du capital, ISF/IFI, baisse de l’IS, PACTE...) permettront d'augmenter le potentiel de production de l'économie française, tandis que certaines mesures du Budget 2019, en particulier la transformation du CICE, auront l'effet inverse. Au total, l'impact global sur le PIB potentiel est positif à moyen terme (+0,9 à 1,3 point de PIB) mais pourrait être consolidé par des mesures additionnelles. Le taux unique de 30% et la suppression de l'ISF rendent l'impôt moins pénalisant pour les placements risqués qui financent l'activité productive. On peut estimer que le gain du niveau du PIB potentiel serait à moyen terme de l’ordre de 0,6 point de PIB. Le gain durable sur la croissance potentielle serait de l’ordre de 0,2 point.

26 octobre 2018
Catégorie : Etudes

Les embauches de plus d’un mois atteignent un pic au 3ème trimestre 2018

L’Acoss publie les chiffres d’embauche au troisième trimestre 2018. Le nombre de déclarations d’embauche hors intérim de plus d’un mois est en hausse de 2,7 %, après une quasi-stabilité aux deux premiers trimestres. Elles atteignent ainsi un nouveau pic historique. Cette augmentation concerne aussi bien les CDI (+ 2,6 %) que les CDD de plus d’un mois  (+ 2,8 %). Sur un an, les déclarations d’embauche de plus d’un mois progressent de 6%. Cette évolution est portée notamment par les embauches en CDI (+ 10%).

19 octobre 2018
Catégorie : Etudes

Suite à un choc technologique, la formation professionnelle permet de limiter la baisse de productivité

Dans un article de recherche, deux chercheurs s’intéressent à l’impact sur la production de l’accès individuel à une politique de formation professionnelle de six mois ou d’une année tout au long de la vie. Les auteurs supposent qu’une partie de la population va connaître une perte partielle de ses qualifications à cause de changements technologiques non anticipés. Ils comparent alors deux scénarios : dans le premier, les individus n’ont pas accès à la formation tout au long de la vie même après le choc technologique, dans le second, les individus peuvent suivre une formation professionnelle qualifiante pour compenser la dépréciation de leur capital humain due au changement technologique. En supposant des rendements de la formation professionnelle inférieurs à ceux de l’éducation standard, les auteurs obtiennent une augmentation de la production totale de 2,5% pour une formation de six mois, et de 3,4% pour une formation d’une année.

19 octobre 2018
Catégorie : Etudes

La France, un écosystème favorable pour l’éclosion des Fintechs

Exton Consulting et le pôle Finance Innovation publient une étude sur l’attractivité de la France pour le développement de l’écosystème Fintech. Il en ressort que les jeunes pousses de la finance n’en finissent pas d’attirer les investisseurs et l’année 2018 se profile déjà comme record. La France est également un terreau fertile à l’éclosion de projets technologiques et innovants dans la finance : le pays est mondialement reconnu pour l’excellence de sa filière scientifique, et est notamment à la pointe sur l’intelligence artificielle. Les banques et assureurs historiques du secteur sont quant à eux de plus en plus enclins à travailler avec ces start-ups pour créer des avantages concurrentiels durables et accélérer leur transformation digitale.

19 octobre 2018
Catégorie : Etudes

Perspectives économiques de la France : une décélération à anticiper en 2019

L’association Rexecode publie cette semaine un document de travail sur les perspectives économiques de la France en 2019. Après un pic en 2017 et dans un contexte mondial moins favorable, l'économie française décélérerait en 2019. Elle reviendrait ensuite progressivement vers son rythme de croissance potentiel, de l'ordre de 1,2 à 1,3%. Un rythme insuffisant pour réduire vraiment le chômage et redresser les comptes publics. Si les réformes menées depuis 2017 sont de nature à renforcer à terme le PIB potentiel, la transformation du CICE en allègements de cotisations sociales interrompt le redressement de la compétitivité-coût.