L’actualité France Invest
Etudes

21 septembre 2018
Catégorie : Etudes

Les robots permettront de créer plus d’emplois qu’ils n’en détruiront

Le Forum Économique Mondial publie cette semaine un rapport sur les implications de la 4ème révolution industrielle en termes de d’emplois. Les auteurs constatent que la frontière entre le travail effectué par des humains et celui effectué par des robots bouge rapidement et de manière quasi-permanente. Les transformations majeures que subit le marché du travail obligent les entreprises, les gouvernements et les salariés à anticiper de manière très proactive le marché du travail de demain. Le rapport prévoit la destruction de nombreux emplois mais anticipe que la création d’emplois sera plus importante. Ainsi, des emplois traditionnels devraient disparaître (secrétariat, comptabilité par exemple) mais de nouveaux rôles devraient émarger (compétences liées à l’abstraction, à l’intelligence émotionnelle ou la gestion de projet par exemple). Bien sûr, certains emplois déjà existants devraient également se développer : analyste de données et data scientist, développeurs informatiques… La destruction créatrice de Schumpeter.

21 septembre 2018
Catégorie : Etudes

10 ans après la chute de Lehman Brothers, les risques financiers existent toujours pour Christine Lagarde

Dans une note de blog, Christine Lagarde, Directrice Générale du Fonds Monétaire International revient sur les dix années écoulées depuis la chute de la banque Lehhman Brothers en septembre 2008. Elle revient sur les dérives du système financier mondial à l’époque et insiste sur l’action forte coordonnée menée par les États, les Banques Centrales et le FMI. Aujourd’hui, l’ancienne ministre de l’économie (2007-2011) constate que « les positions de fonds propres et de liquidités des banques sont beaucoup plus saines. Les entités hors bilan ont été réduites et placées sous l'égide de la réglementation. Les grandes banques doivent observer une réglementation plus stricte et l'effet de levier est maintenant réduit. L'émission de prêts hypothécaires à risque a essentiellement disparu. Une grande partie des produits dérivés hors cote a été transférée à la compensation centrale. » Cependant, elle juge que trop de banques, notamment en Europe reste affaiblie, que de nombreuses activité bancaires restent opaques, et que l’innovation financière vient perturber la stabilité financière mondiale. Christine Lagarde termine en appelant à toujours plus de coopération internationale sur ces sujets.

21 septembre 2018
Catégorie : Etudes

Développer l’industrie du futur en France

L’Institut Montaigne a, en partenariat avec le Boston Consulting Group, travaillé avec les régions, les universités, les grands groupes industriels et les PME et ETI afin de mieux comprendre ce qu’est l’industrie du futur et surtout le rôle que celle-ci pourrait jouer dans la redynamisation de l’industrie française, les conditions de son déploiement et les bénéfices sociaux, environnementaux, économiques que celle-ci pourrait apporter. De ces réflexions découle une proposition centrale, à destination des PME et ETI de notre pays, et nécessitant une collaboration étroite entre pouvoirs publics, industriels et société civile : la mise en place sur notre territoire de centres d’accélération de l’industrie du futur.

14 septembre 2018
Catégorie : Etudes

Le financement de l’exportation et de la conquête de l’international

L'Observatoire du financement des entreprises a publié le 10 septembre 2018 un rapport portant sur le financement de l’exportation et de la conquête de l’international. La question du financement de l’exportation constitue un enjeu majeur pour les entreprises. Une entreprise qui cherche à conquérir un marché étranger doit faire de la prospection, éventuellement ajuster son offre au marché ciblé. La question des délais de paiement, plus longs et parfois plus risqués, est également déterminante. L’entreprise va devoir faire face à une augmentation de ses besoins en trésorerie. Pour répondre à ces contraintes, des produits de financement sont proposés : crédits documentaires, affacturage international, assurance-crédit, crédits acheteurs ou fournisseurs, couvertures contre le risque de change ou le risque politique, garanties et cautions etc. La palette des outils financiers existants sur le marché est complète. Toutefois, si les grandes entreprises et entreprises de taille intermédiaire connaissent bien ces outils et savent les mobiliser, c’est moins le cas pour les petites et moyennes entreprises. D’un degré de technicité parfois élevé, ces outils peuvent être complexes. Cette complexité d’ordre technique se double d’une complexité attachée à l’écosystème financier qui porte cette offre. Ceci constitue un frein pour certains dirigeants de petites entreprises, qui disposent souvent d’équipes limitées dédiées à ces questions. Les travaux de l’Observatoire du financement des entreprises ont permis d’identifier quelques voies d’amélioration pour améliorer l’accès des dirigeants, en particulier, de PME à ces outils.

14 septembre 2018
Catégorie : Etudes

Selon le Trésor, 1 point de PIB supplémentaire grâce à la loi PACTE d’ici 2025

La Direction Générale du Trésor propose dans une note publiée sur son site internet une mesure des effets macroéconomiques de la loi PACTE. Sont évalués dans cette note l'allègement du coût du travail induit par les mesures sur les seuils sociaux, la suppression du forfait social dans les entreprises de moins de 250 salariés, et l'introduction d’un mécanisme permettant de donner, dans le cadre des procédures de restructuration, un pouvoir accru aux créanciers ayant intérêt à maximiser la valeur de l'entreprise (dit d'application forcée interclasses ou « cross-class cram down »). Ces dispositions, qui ne constituent qu'une partie du projet de loi PACTE, sont susceptibles d'entraîner une hausse du PIB de près de 1 point à long terme, dont 0,3 point à l'horizon 2025, passant par une hausse de la productivité et par une baisse du coût du travail en lien avec la hausse des seuils et la suppression du forfait social. La Direction Générale du Trésor rappelle cependant que tous les résultats de cette note sont entourés de nombreuses incertitudes.

07 septembre 2018
Catégorie : Etudes

Les investissements dans les entreprises innovantes françaises au plus haut au S1 2018

Le cabinet de conseil EY publie cette semaine son baromètre semestriel sur les investissements dans les entreprises innovantes françaises. 1,9 milliard d’euros ont été levés en 333 opérations au S1 2018, en augmentation de 61% par rapport au S1 2017. C’est le secteur du numérique qui attire le plus de capitaux. Si la France reste toujours derrière le Royaume-Uni, le baromètre témoigne de l’attractivité de la France auprès des investisseurs étrangers. Il est à noter également que le nombre de levées de fonds supérieures à 20 M€ a quasiment doublé par rapport au S1 2017. Selon les auteurs de l’étude, l’écosystème français se structure et se consolide. Si la tendance se confirme, le nombre de licornes pourrait augmenter dans les années à venir.

07 septembre 2018
Catégorie : Etudes

La croissance de l’activité des PME françaises s’est consolidée en 2017

La Banque de France publie un bulletin sur la croissance de l’activité des PME en 2017. Le dynamisme des PME françaises s’est confirmé en 2017, avec une croissance du chiffre d’affaires qui s’établit à +4,6%, en hausse pour la troisième année consécutive. Ce gain de croissance a permis une hausse de la rentabilité et un renforcement des capitaux propres. Il a également favorisé la croissance du revenu global (qui inclut tous les revenus, d'exploitation et hors exploitation) au profit de l'ensemble des bénéficiaires, hormis les prêteurs pénalisés par la faiblesse des taux d'intérêt. L’investissement augmente dans tous les secteurs à l’exception de celui du commerce, où il se contracte.

07 septembre 2018
Catégorie : Etudes

L’activité du Coportate Venture augmente en France en 2017

Deloitte et Orange Digital Ventures publient le deuxième baromètre sur le Corporate Venture en France, qui présente l’évolution des CVCs ainsi que les enjeux auxquels ils doivent faire face. En 2017, 31 Md$ ont été investis par les CVCs dans le monde. L’Europe et l’Asie restent les zones principales de croissance, même si le marché nord-américain, plus stable et plus mature, affiche une augmentation du nombre de deals. En France, on constate une hausse des montants totaux investis en 2017 (+32,6% par rapport à 2016), et cette tendance devrait se poursuivre en 2018. La Tech est le secteur où les investissements sont plus importants. Le secteur Mobility se démarque et affiche une augmentation significative en 2017 en nombre d’investissements, tout comme les secteurs Fintech & Insurtech et CRM, Sales & Marketing.

31 août 2018
Catégorie : Etudes

Pourquoi le commerce extérieur est en baisse malgré la bonne spécialisation sectorielle française ?

Dans un billet publié sur son site internet, la Banque de France revient sur les raisons de la rechute du commerce extérieur français en 2014-2016. En effet, la France a une bonne spécialisation dans le sens où, en moyenne, elle bénéficie d’une demande relativement bien orientée pour les secteurs qui constituent ses points forts. Mais cette spécialisation favorable n’assure pas le maintien de la part de marché de la France : d’une part les entreprises dans ces secteurs peuvent échouer à capter la demande qui leur est adressée ; d’autre part la dynamique des échanges extérieurs est fortement dépendante du sort d’un nombre limité d’industries.

31 août 2018
Catégorie : Etudes

Le ralentissement de la croissance économique française se confirme au 2ème trimestre

Au deuxième trimestre 2018, le produit intérieur brut (PIB) en volume progresse au même rythme qu'au premier trimestre : +0,2 %. Les dépenses de consommation des ménages fléchissent légèrement (−0,1 % après +0,2 %), tandis que l’investissement productif se redresse nettement (+0,8 % après +0,2 %). Au total, la demande intérieure finale contribue autant à la croissance qu'au premier trimestre (+0,2 point). Les importations rebondissent ce trimestre (+1,0 % après −0,4 %), ainsi que, dans une moindre mesure, les exportations (+0,2 % après −0,4 %). Au total, le solde extérieur contribue négativement à la croissance du PIB : −0,3 point, après une contribution nulle au premier trimestre.