L’actualité France Invest
Etudes

18 janvier 2019
Catégorie : Etudes

Levées de fonds du « private capital » : en route vers l’accalmie ?

Les premières données de Preqin relatives aux levées de fonds des acteurs du « private capital » suggèrent que le rythme soutenu de 2017 ne sera pas réitéré en 2018. Ainsi, 757 milliards de dollars ont pour l’instant été levés par les fonds de « private capital » en 2018, bien loin du record de 925 milliards de dollars atteint l’année précédente. À ce stade, les données indiquent  que le nombre de véhicules ayant terminé leur collecte connait quant à lui un repli de 28%, passant de 2 410 à 1 733. Ce ralentissement semble plus spécifiquement porté par celui du private equity. En effet, 426 milliards de dollars ont été recueillis par les fonds clôturés en 2018, contre 552 milliards en 2017. L’étude souligne cependant que ces chiffres ne sont pas définitifs et sont susceptibles de connaitre un rebond de 10%, dès lors que de nouvelles informations seront rendues disponibles. Il s’avère enfin que malgré la menace d’une potentielle correction du marché une large proportion d’investisseurs – pour l’ensemble de la classe d’actifs du « private capital » – déclare souhaiter augmenter le montant de leur engagement en 2019.

18 janvier 2019
Catégorie : Etudes

Légère augmentation des créations d’entreprises en France pour le mois de décembre

Les créations d’entreprises en France augmentent légèrement en décembre annonce l’Insee dans une de ses récentes parutions. Cette hausse de 0,3% - en données corrigées des variations saisonnières – succède ainsi à la baisse de 5.6% de novembre dernier. Si les créations d’entreprises classiques sont en diminution (−1,1% après −0,3%), les immatriculations de micro-entrepreneurs connaissent quant à elles une augmentation de 2.1%, après la forte chute de 11.4% du mois précédent. On recense ainsi pour le mois de décembre 58 501 entreprises créées dont 26 269 microentreprises. Au cours des douze derniers mois et en données brutes, la croissance du nombre cumulé d’entreprises créées poursuit son ralentissement et atteint 16.9% en décembre (contre +17.3% en novembre et +18.5% en octobre). Si tous les types de créations sont en hausse, les immatriculations de micro-entrepreneurs arrivent en tête avec +27.5%, suivies des créations d’entreprises individuelles (+20.0%) et de celles des sociétés en queue de peloton (+1.6%).

18 janvier 2019
Catégorie : Etudes

Âgisme, blockchain et IPOs : la vision des entrepreneurs tech

Pour la quatrième année consécutive, First Round Capital publie son enquête consacrée aux perspectives et opinions des créateurs de start-up technologiques. Est notamment évoqué dans le rapport l’âgisme dont semble souffrir les entrepreneurs. Ainsi, 37% des interrogés indiquent que l’âge constitue le principal facteur de discrimination de la part des investisseurs à leur encontre, bien avant le genre (28%) ou l’origine (26%). Cette discrimination fondée sur l’âge commencerait à 36 ans selon plus d’un quart des répondants et 46 ans pour près des trois quart du panel. Autre point traité par le rapport : celui de la technologie blockchain. Si la majorité des interrogés affirme s’intéresser à cette technologie, moins de 1% la considère comme « révolutionnaire ». De plus, seul 13% des créateurs d’entreprise déclarent que le blockchain deviendra une technologique dominante pour leur industrie dans le futur. L’enquête aborde enfin la question des introductions en bourse : l’optimisme des entrepreneurs tech à leur égard ne tarit pas depuis 2015. Ainsi, 78% d’entre eux prédisent le maintien du rythme soutenu des IPOs en 2019.

11 janvier 2019
Catégorie : Etudes

Perspectives et préférences des investisseurs institutionnels

Pitchbook publie les résultats d’une enquête conduite auprès de plus de 50 investisseurs institutionnels mondiaux. Sont étudiés le positionnement des souscripteurs pour les années à venir mais aussi les facteurs de sélection des gérants de fonds. Il apparait que l’allocation en actifs alternatifs et privés – en forte croissance ces dernières années – continuerait son ascension. Les LPs prévoient ainsi d’augmenter la part de leur portefeuille allouée aux actifs privés, qui passerait de 30.9% à 32.5%, en moyenne, sur les 24 prochains mois. Une révision à la baisse des prévisions de rendement moyen pour les fonds de capital-innovation, capital-développement et capital-transmission est quant à elle observée pour plus de 30% des investisseurs institutionnels. L’étude dresse enfin le classement par ordre d’importance des critères de sélection des sociétés de gestion. Etonnamment, les performances passées ne figurent pas sur la liste des priorités et n’apparaissent qu’en milieu de classement. Les répondants déclarent accorder une importance considérable aux relations existantes avec les gestionnaires, plaçant ainsi les liens personnels comme un facteur qualitatif déterminant de leur choix d’investissement. La problématique des coûts demeure cependant la préoccupation majeure des investisseurs, les frais de gestion et de performance s’érigeant en tête du classement.

11 janvier 2019
Catégorie : Etudes

Les avantages liés à la relation bancaire dépendent de la capacité des PME à diversifier leurs sources de financement

Une récente étude menée par la Banque de France s’intéresse à la relation bancaire et au coût de financement des PME au cours du cycle économique. En s’appuyant sur un échantillon de relations banque-entreprise regroupant 11 278 PME françaises sur la période 2006-2015, il est démontré que les prêteurs relationnels modulent les taux d’intérêt appliqués selon la position dans le cycle. Des taux plus élevés sont pratiqués en période de croissance tandis que des taux plus faibles sont associés aux périodes de crise. Il apparait cependant que les bénéfices de la relation bancaire sur le coût du crédit d’une PME dépendent de sa capacité à diversifier ses emprunts. Ainsi, une entreprise monobancaire risquée se verra systématiquement attribuer un taux d’intérêt plus élevé, indépendamment de sa position dans le cycle. L’accès au financement alternatif ainsi que la concurrence bancaire locale peuvent néanmoins contribuer à protéger les PME des prêteurs relationnels opportunistes. L’étude précise enfin que les avantages liés à la relation bancaire se limitent aux prêts à long terme et aux banques de petite taille bien capitalisées et non orientées vers les activités de trading.

11 janvier 2019
Catégorie : Etudes

Quelle contribution de la politique monétaire à la croissance économique ?

L’OFCE-Sciences Po publie un article évaluant la contribution de la politique monétaire des banques centrales à l’activité économique aux États-Unis, au Royaume-Uni ainsi qu’en zone euro. Si l’effet significatif de la politique monétaire sur le PIB est confirmé, il apparait cependant que son impact est hétérogène selon la zone considérée. Ainsi, on observe un effet de la politique monétaire plus important en zone euro qu’aux Etats-Unis ou au Royaume-Uni. À l’intérieur de la zone euro, la distinction est également faite entre, d’une part l’Allemagne et la France où l’effet est plus faible, et de l’autre l’Espagne et l’Italie qui bénéficient d’un effet plus conséquent. Si la mise en œuvre de mesures non conventionnelles et d’un taux d’intérêt proche de 0% ont permis d’amortir le choc de la crise financière de 2008, il semblerait que le soutien des banques centrales soit amené à s’atténuer prochainement. Ainsi, le retour à une politique monétaire normalisée aux Etats-Unis et en zone euro impacterait négativement la croissance des six pays à l’horizon 2020.

21 décembre 2018
Catégorie : Etudes

Quels sont les risques auxquels est exposé le système financier français ?

La Banque de France vient de publier son évaluation des risques du système financier français au second semestre 2018.  L’étude révèle l’incertitude croissante de l’environnement macroéconomique marqué par plusieurs turbulences et incertitudes : protectionnisme et politique économique aux États-Unis, vulnérabilités financières de certains pays émergents, situation politique en Europe (Italie, Brexit). De ces évènements récents découle l’accroissement des risques sur les marchés financiers. Les risques de marché sont ainsi identifiés comme faisant partie des principaux risques auxquels est confronté le système financier français (notamment le prix élevé des actifs financiers). Sont également évoqués les risques liés à l’endettement du secteur privé : l’endettement privé français continue sa progression et s’élève au T2 2018 à 132,2 % du PIB, soit 12,3 points de pourcentage au-dessus de la moyenne de la zone euro. En raison d’un contexte de taux d’intérêt historiquement bas, l’écartement  des  primes  de  risque  pourrait quant à lui s’accentuer, et ce notamment sur le marché des dettes souveraines en euros. La Banque de France parle alors de risques de taux d’intérêt lié à la fragmentation. Enfin, l’étude fait état de l’existence de risques liés aux changements structurels du secteur financier. Les enjeux structurels du système financier persistent (digitalisation, maîtrise des coûts, recherche de rentabilité) et pèsent sur la profitabilité des institutions financières françaises. Ces dernières apparaissent cependant résilientes et les risques induits sont dans l’ensemble maîtrisés.

21 décembre 2018
Catégorie : Etudes

Les Français frileux face à l’entrepreneuriat ?

Dans une récente étude menée auprès de 24 pays, IPSOS dresse le panorama de l’esprit d’entreprise à travers le monde. Face à l’existence avérée d’une dynamique entrepreneuriale mondiale, la France apparait comme quelque peu frileuse dans sa culture entrepreneuriale. Ainsi, seul 12% des Français ont déjà créé une entreprise tandis que la moyenne mondiale s’établit à 30%.  L’étude dévoile l’indice d’esprit d’entreprise par pays, et pour lequel la France se situe à un niveau intermédiaire : 54% des Français interrogés détiennent ainsi un esprit entrepreneurial élevé à très élevé. Est également soulignée la forte nervosité des Français à l’idée de créer leur entreprise : 40 % d’entre eux sont « inquiets » et 31% se disent « effrayés ». Malgré ces obstacles émotionnels considérables, les Français sont cependant près de 10% à souhaiter créer leur entreprise dans les deux ans à venir.

21 décembre 2018
Catégorie : Etudes

Redressement de l’activité en France au 2ème semestre 2018, ralentissement dans la zone euro

Dans un contexte international qui reste incertain et marqué par les tensions protectionnistes, l’activité économique dans la zone euro montre des signes d’essoufflement. Elle croîtrait d’environ 0,3 % par trimestre d’ici la mi-2019. L’activité de la zone euro s’était mieux portée qu’en France au premier semestre 2018, puis elle a montré des signes d’essoufflement au troisième trimestre (+0,2 %). En particulier, l’activité italienne a marqué le pas et l’économie allemande a calé. Au quatrième trimestre 2018, l’économie française ne progresserait que de 0,2 %. Puis elle se redresserait en début d’année 2019 (+0,4 % de croissance au premier trimestre puis +0,3 % au deuxième), portée par la demande intérieure et notamment la consommation des ménages. En moyenne annuelle, l’acquis de croissance pour la France en 2019 serait de +1,0 % à mi-année (après +1,5 % prévu pour l’ensemble de l’année 2018).

21 décembre 2018
Catégorie : Etudes

Hausse des valorisations pour le non-côté

Les écarts de valorisation se réduisent entre le large et le small cap. Tel est le constat établi par PitchBook dans un de ses récents rapports.  On observe ainsi une baisse  des valorisations dans le large cap (capitalisation supérieure à 250 millions de dollars), qui en 2018 sont tombées à 11,2 fois l’EBITDA, perdant de fait un tour de multiple en un an. Les mid cap (entre 25 et 250 millions de dollars) ont quant à elles vu leur prix progresser, et atteindre 8,4 contre 7,8 en 2017. En ce qui concerne le small market, la tendance est également à l’augmentation des prix puisque les ratios médians sont passés de 5,0 à 5,6 fois l’EBITDA. De plus, la part des deals à multiple supérieur à 7,5 croit et atteint les 56,7%, après plusieurs années de relative stabilité (51,8% en 2016 et 50,7% en 2017). Comme le fait remarquer PitchBook, les deals conclus à faible multiple se font de plus en plus rares dans un environnement où la compétition reste féroce, et ce quelle que soit la taille de la société.