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Etudes

21 décembre 2018
Catégorie : Etudes

Quels sont les risques auxquels est exposé le système financier français ?

La Banque de France vient de publier son évaluation des risques du système financier français au second semestre 2018.  L’étude révèle l’incertitude croissante de l’environnement macroéconomique marqué par plusieurs turbulences et incertitudes : protectionnisme et politique économique aux États-Unis, vulnérabilités financières de certains pays émergents, situation politique en Europe (Italie, Brexit). De ces évènements récents découle l’accroissement des risques sur les marchés financiers. Les risques de marché sont ainsi identifiés comme faisant partie des principaux risques auxquels est confronté le système financier français (notamment le prix élevé des actifs financiers). Sont également évoqués les risques liés à l’endettement du secteur privé : l’endettement privé français continue sa progression et s’élève au T2 2018 à 132,2 % du PIB, soit 12,3 points de pourcentage au-dessus de la moyenne de la zone euro. En raison d’un contexte de taux d’intérêt historiquement bas, l’écartement  des  primes  de  risque  pourrait quant à lui s’accentuer, et ce notamment sur le marché des dettes souveraines en euros. La Banque de France parle alors de risques de taux d’intérêt lié à la fragmentation. Enfin, l’étude fait état de l’existence de risques liés aux changements structurels du secteur financier. Les enjeux structurels du système financier persistent (digitalisation, maîtrise des coûts, recherche de rentabilité) et pèsent sur la profitabilité des institutions financières françaises. Ces dernières apparaissent cependant résilientes et les risques induits sont dans l’ensemble maîtrisés.

21 décembre 2018
Catégorie : Etudes

Les Français frileux face à l’entrepreneuriat ?

Dans une récente étude menée auprès de 24 pays, IPSOS dresse le panorama de l’esprit d’entreprise à travers le monde. Face à l’existence avérée d’une dynamique entrepreneuriale mondiale, la France apparait comme quelque peu frileuse dans sa culture entrepreneuriale. Ainsi, seul 12% des Français ont déjà créé une entreprise tandis que la moyenne mondiale s’établit à 30%.  L’étude dévoile l’indice d’esprit d’entreprise par pays, et pour lequel la France se situe à un niveau intermédiaire : 54% des Français interrogés détiennent ainsi un esprit entrepreneurial élevé à très élevé. Est également soulignée la forte nervosité des Français à l’idée de créer leur entreprise : 40 % d’entre eux sont « inquiets » et 31% se disent « effrayés ». Malgré ces obstacles émotionnels considérables, les Français sont cependant près de 10% à souhaiter créer leur entreprise dans les deux ans à venir.

21 décembre 2018
Catégorie : Etudes

Redressement de l’activité en France au 2ème semestre 2018, ralentissement dans la zone euro

Dans un contexte international qui reste incertain et marqué par les tensions protectionnistes, l’activité économique dans la zone euro montre des signes d’essoufflement. Elle croîtrait d’environ 0,3 % par trimestre d’ici la mi-2019. L’activité de la zone euro s’était mieux portée qu’en France au premier semestre 2018, puis elle a montré des signes d’essoufflement au troisième trimestre (+0,2 %). En particulier, l’activité italienne a marqué le pas et l’économie allemande a calé. Au quatrième trimestre 2018, l’économie française ne progresserait que de 0,2 %. Puis elle se redresserait en début d’année 2019 (+0,4 % de croissance au premier trimestre puis +0,3 % au deuxième), portée par la demande intérieure et notamment la consommation des ménages. En moyenne annuelle, l’acquis de croissance pour la France en 2019 serait de +1,0 % à mi-année (après +1,5 % prévu pour l’ensemble de l’année 2018).

21 décembre 2018
Catégorie : Etudes

Hausse des valorisations pour le non-côté

Les écarts de valorisation se réduisent entre le large et le small cap. Tel est le constat établi par PitchBook dans un de ses récents rapports.  On observe ainsi une baisse  des valorisations dans le large cap (capitalisation supérieure à 250 millions de dollars), qui en 2018 sont tombées à 11,2 fois l’EBITDA, perdant de fait un tour de multiple en un an. Les mid cap (entre 25 et 250 millions de dollars) ont quant à elles vu leur prix progresser, et atteindre 8,4 contre 7,8 en 2017. En ce qui concerne le small market, la tendance est également à l’augmentation des prix puisque les ratios médians sont passés de 5,0 à 5,6 fois l’EBITDA. De plus, la part des deals à multiple supérieur à 7,5 croit et atteint les 56,7%, après plusieurs années de relative stabilité (51,8% en 2016 et 50,7% en 2017). Comme le fait remarquer PitchBook, les deals conclus à faible multiple se font de plus en plus rares dans un environnement où la compétition reste féroce, et ce quelle que soit la taille de la société.

14 décembre 2018
Catégorie : Etudes

Comment les ETI se financent-elles ?

La banque de France a publié une étude sur l’évolution de la structure de financement des 5 800 ETI françaises. Celle-ci a beaucoup évolué au cours des dernières années. La part du crédit bancaire diminue, tandis que les parts des financements obligataires et par capitaux propres progressent. Les ETI rencontrent par ailleurs relativement peu de difficultés pour se financer. On observe notamment : i) que leurs demandes de crédits bancaires sont majoritairement satisfaites; ii) qu’elles ont profité à plein de la baisse des taux d’intérêt; iii) qu’elles ont accès à divers instruments de financement de marché et iv) que leur capacité de remboursement apparaît globalement maîtrisée. La part des capitaux propres dans le passif des ETI s’élève à 39% du total du bilan en 2016, contre 36% en 2006. À titre de comparaison, cette part est passée de 32% à 39% pour les PME sur la même période. La part des dettes a également évolué en 10 ans dans la structure de bilan des ETI. Les dettes à moyen et long terme (dettes bancaires et emprunts bancaires notamment) ont vu leur part passer de 23% à 26%. Les dettes à court terme sont passées de 41% à 35%.

14 décembre 2018
Catégorie : Etudes

Des recettes fiscales en hausse dans les pays de l’OCDE, avec une hausse de la part de l’IS et de la TVA en 2017

L’OCDE publie une étude sur les recettes fiscales dans les pays développés. Ces recettes ont continué d’augmenter et, selon les derniers travaux de l’OCDE, les impôts sur les sociétés et sur la consommation représentent une part croissante des recettes fiscales totales. Il apparaît dans l’édition 2018 que le ratio recettes fiscales/PIB a légèrement progressé en moyenne dans la zone OCDE, passant de 34,0% en 2016 à 34,2% en 2017. Il s’agit là d’un record absolu. C’est la France qui détient le plus haut niveau de ce ratio, puisqu’il était de 45,5% en 2016, et il était de 46,2% en 2017 ! L’étude note que si les niveaux de TVA ne peuvent plus être relevé dans les pays, de plus en plus d’États tentent d’élargir le champ d’application de cette taxe et de relever les taux réduits. De plus en plus d’administration tente par ailleurs percevoir la TVA sur le volume sans cesse croissant des ventes en ligne, y compris réalisées par des prestataires établis à l'étranger, relève l’étude. Le rapport contient en outre une étude spéciale qui mesure la convergence des niveaux d’imposition et de la structure de la fiscalité dans les pays de l’OCDE entre 1995 et 2016. Cette Étude spéciale met en relief l’évolution générale, au sein de la zone OCDE, vers une augmentation des niveaux d’imposition et le poids croissant de l’impôt sur les bénéfices des sociétés (IS), de la TVA et des cotisations de sécurité sociale, tandis que la part des impôts sur le revenu des personnes physiques s’inscrit en léger repli.

07 décembre 2018
Catégorie : Etudes

La France confirme son attractivité à l’international

Business France a publié fin novembre la 9ème édition de son tableau de bord de l’attractivité de la France. Cet outil qui vise à identifier des points d’amélioration et à communiquer sur les atouts de la France. Le Tableau de bord révèle que la France peut compter sur ses forces que sont notamment la taille de son marché, son positionnement géographique en Europe, la vitalité de sa démographie, la qualité de l’enseignement supérieur, la productivité de la main-d’œuvre, l’excellence des infrastructures, un environnement entrepreneurial dynamique, ou encore la qualité du cadre de vie. Il confirme également la nécessité de regagner du terrain dans un environnement concurrentiel en matière de droit du travail et de fiscalité. Tout d’abord, ce sont les investissements étrangers en France qui ont sensiblement augmenté en 2017. La France reste le pays européen qui attire le plus grand volume d’investissements industriels. Par ailleurs, la France, avec le Royaume-Uni et l’Allemagne, figure parmi les pays européens les plus attractifs pour les investissements étrangers créateurs d’emploi avec près de 30 000 en 2017. Plusieurs indicateurs montrent également l’attractivité de la France vis-à-vis des capitaux étrangers (notamment la part des capitaux étrangers dans la capitalisation boursière française). Enfin la France se distingue, au même titre que les États-Unis, le Royaume-Uni ou l’Australie dans sa capacité à former des talents.

07 décembre 2018
Catégorie : Etudes

Guerre commerciale et Brexit au cœur des préoccupations des LPs

Coller Capital, acteur mondial du marché du capital-investissement, publie cette semaine son baromètre semestriel sur les grandes tendances du capital-investissement. ¾ des LPs jugent que les conflits sur le commerce international vont impacter négativement les rendements du private equity. Au sujet du Brexit, 44% des investisseurs n’anticipent pas de nouvelles opportunités pour le private equity lorsque le retrait de la Grande-Bretagne sera effectif. Par rapport aux précédents baromètres, les LPs sont de plus en plus nombreux (40% contre 33% précédemment) à juger que le Brexit  va nuire au capital-investissement européen. Ils sont tout de même 55% à ne pas anticiper d’impact particulièrement positif ou négatif. 53% des LPs adaptent leurs stratégies d’investissement en prévision de la prochaine crise économique qui pourrait arriver.

30 novembre 2018
Catégorie : Etudes

Les entreprises les plus performantes sont celles qui tirent le plus de bénéfices de leur R&D

Depuis 14 ans, Strategy&, l’entité de conseil en stratégie de PwC, publie l’étude Global Innovation 1000 qui analyse les dépenses de Recherche & Développement (R&D) des 1 000 plus grandes entreprises cotées au monde. Elle montre le lien existant entre investissement dans l’innovation et stratégies de croissance à long terme. Les dépenses mondiales annuelles de R&D ont augmenté de 11% en 2018, pour atteindre 782 milliard de dollars d’investissement sur un an. Cette progression 2018 se vérifie dans toutes les régions, particulièrement en Chine (+34 %) ou en Europe (+14 %). Analysé sous l’angle régional, le classement reflète la poursuite de l’évolution fulgurante des entreprises implantées en Chine, qui ne composaient que 3 % des entreprises les plus innovantes en 2007 et qui représentent 17 % dix ans plus tard. L’Europe aussi connaît une belle progression, passant de 18 % à 30 % en dix ans. La part des entreprises innovantes dans le classement est tombée à 45 % pour l’Amérique du Nord et à 8 % pour le Japon. Pour Laurent Molinié, Directeur chez Strategy&, « l’excellence en innovation ne s’achète pas simplement avec plus d’investissements dans la R&D. D’autres facteurs comme la stratégie, la culture, la connaissance et la mobilisation du management tout au long du cycle d’innovation permettent la supériorité de certaines entreprises ».

30 novembre 2018
Catégorie : Etudes

Des leviers de compétitivité différents pour les entreprises industrielles allemandes et françaises

Dans la 3ème édition de son baromètre de la compétitivité des entreprises industrielles, Randstad compare les différents leviers de compétitivité en France et en Allemagne. Sur un échantillon de 402 entreprises interrogés (200 en France et 202 en Allemagne), le baromètre montre qu’en France les principaux leviers interne de compétitivité sont la capacité à investir et à innover, la stratégie commerciale, le positionnement, alors qu’en Allemagne, il s’agit de la capacité à recruter de la main d’œuvre qualifiée, le business model et le process de production. Si les deux pays partagent des défis communs (le recrutement d’une main d’œuvre qualifiée et l’innovation), les entreprises allemandes semblent avoir davantage intégrer l’importance d’amorcer leur transformation numérique. Les entreprises françaises ont davantage recours à la sous-traitance que les entreprises allemandes, pourtant 55 des entreprises françaises jugent que la sous-traitance contribue de manière importante à leur attractivité, contre 71% pour les entreprises allemandes.