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Etudes

19 avril 2019
Catégorie : Etudes

Les PME délaissent le crédit bancaire au profit des instruments de financement alternatif

 L’OCDE dévoile cette semaine la huitième édition de son rapport sur le financement des PME et entrepreneurs. Le constat est à la montée en puissance des financements alternatifs, tandis que les prêts bancaires aux PME ont progressé moins vite que prévu. Bien que les taux d’intérêt soient favorables (baisse de 0,10 point du taux d’intérêt médian pour la septième année consécutive), le taux de croissance médian des nouveaux prêts a crû de seulement +0,4% en 2017 après -4,8% en 2016.  Le crédit interentreprises et le financement participatif en fonds propres connaissent quant à eux une forte augmentation en 2017, plus particulièrement au sein des pays où les marchés sont peu développés. Avec 84,5% des parts du marché en volume, la Chine demeure leader du financement alternatif en ligne. Elle est suivie par les Etats-Unis et le Royaume-Uni qui représentent respectivement 7,6% et 4,1% du marché. L’OCDE souligne de plus l’augmentation soutenue des investissements de capital-risque avec un taux de croissance médian de 15,7% en 2017 (contre 17,3% l’année précédente). Le nombre d’introductions en Bourse de PME s’est accru de plus de 13% tandis que leur capitalisation boursière totale est en hausse de 16,7%. Comme le rappelle le rapport, les PME et les entrepreneurs ont une place prépondérante au sein des économies de l’OCDE en regroupant 60% de l’emploi total et 50% à 60% de la création de valeur ajoutée. C’est pourquoi leur financement constitue un enjeu essentiel pour l’économie des pays, notamment dans le contexte actuel de transition numérique. L’OCDE salue à ce titre les efforts continus des Etats visant à faciliter l’accès des PME au financement et passant par exemple par l’adoption de mesures favorables au développement du secteur Fintech.

19 avril 2019
Catégorie : Etudes

Investissements internationaux : renforcement de l’attractivité de la France en 2018

 Selon les derniers chiffres publiés par Business France dans son bilan 2018, la France consolide son attractivité auprès des investisseurs internationaux. Avec 1 323 projets d’investissements étrangers recensés contre 1 298 l’année précédente, le pays bat en effet un nouveau record, permettant ainsi la création ou le maintien de 30 302 emplois.  L’image de la France auprès des responsables d’entreprises étrangères connait elle aussi une véritable dynamique positive : deuxième pays européen le plus attractif après l’Allemagne, la France apparait comme une destination de choix pour 88% des décideurs étrangers. Concernant les secteurs d’activité des investissements étrangers, le rapport souligne une grande diversité, témoin de la richesse des savoir-faire français. Ainsi, les logiciels et prestations informatiques représentent 14% des projets d’investissement. Ils sont suivis par le conseil-ingénierie (11%), le commerce et la distribution (7%) ou encore le secteur du textile, de l’habillement et des accessoires (5%). Business France apporte enfin un éclairage sur l’origine géographique de ces investissements étrangers. Les Etats-Unis apparaissent comme le principal pays investisseur en 2018 : avec 232 projets comptabilisés, ils sont à l’origine de 18% des investissements étrangers. Viennent ensuite l’Allemagne (14%), le Royaume-Uni (9%), les Pays-Bas (8%) et l’Italie (7%).

19 avril 2019
Catégorie : Etudes

Selon la Banque de France l’introduction du coussin contracyclique n’a entrainé aucune chute du crédit à ce jour

 Dans un de ses récents bulletins, la Banque de France explore les mécanismes des coussins contracycliques et livre un premier retour d’expérience. Le coussin contracyclique (ou CCyB pour countercyclical capital buffer) désigne un dispositif macroprudentiel visant à lisser les variations du capital bancaire afin d’éviter une crise du crédit. Variant de 0% à 2,5% des actifs pondérés du risque, cette exigence réglementaire en capital bancaire augmente lors de la montée du cycle et se relâche lors de son retournement, garantissant une résilience accrue des établissements bancaires. En période favorable, ces derniers peuvent donc constituer des fonds propres supplémentaires qui seront utilisés pour éponger les pertes au moment des crises. L’autorité macroprudentielle française – le Haut Conseil de stabilité financière (HSCF) – ayant récemment décidé de relever le taux du coussin contracyclique à 0,5% à partir d’avril 2020, se pose la question du coût qu’une hausse du CCyB peut faire supporter à l’économie. Selon la Banque de France, ce dispositif n’a pas engendré d’effets négatifs au sein des pays l’ayant mis en place, leur permettant au contraire de bénéficier d’un nouveau levier à mobiliser en cas de crise. Le superviseur affirme de plus que les activations de CCyB en Europe n’ont à ce jour nullement impacté la croissance du crédit.  Cette absence d’impact s’explique à la fois par une communication des autorités macroprudentielles relativement efficace et par un effet très limité du CCyB en période favorable, et ce plus particulièrement si les ratios de capitaux des établissements bancaires sont déjà au-dessus des nouvelles exigences.

12 avril 2019
Catégorie : Etudes

Fusions-acquisitions : ralentissement de l’activité dans le secteur des TMT en France

 Le cabinet d’audit et de conseil PwC publie la dernière édition de son étude annuelle sur les fusions-acquisitions dans le secteur des Technologies, Médias et Télécommunications (TMT) en France. L’année 2018 est marquée par le ralentissement de l’activité M&A TMT, en nombre de deals et valeur de transaction. Ainsi, 257 deals ont été recensés en France en 2018 contre 290 l’année précédente, soit un recul de 11%. Ce dernier est plus particulièrement imputable à la diminution du nombre de deals dans le secteur des Télécommunications (-32%) et celui des Technologies (-12%). La valeur totale des deals connait quant à elle une baisse de 23%, passant de 28,1 milliards d’euros à 21,5 milliards d’euros. Ce repli s’explique notamment par l’absence de « megadeals » mais aussi par la prépondérance du secteur des Technologies (66% du montant total des transactions en 2018) qui se distingue par un nombre important d’opérations plus limitées en valeur et portant sur des sociétés de petite taille et en forte croissance. On observe par ailleurs en 2018 une augmentation de 13% de la part des opérations TMT dites de « diversification ». Ces dernières désignent l’acquisition de cibles du secteur des TMT par des acteurs non financiers évoluant au sein d’un secteur autre que celui des TMT ou opérant sur un TMT différent de celui de leur cible. Ce renforcement des deals de « diversification » s’appuie principalement sur le secteur des Technologies qui représente 77% de ces opérations.

 

12 avril 2019
Catégorie : Etudes

Les retards de paiement sont corrélés à la taille des entreprises

 L’Observatoire des délais de paiement dévoile cette semaine dans son rapport annuel 2018 l’évolution des délais de paiement. Il semble que le retard de paiement moyen en France – sous la barre des 11 jours – conserve une relative stabilité depuis le printemps 2017.  Est également soulignée la forte corrélation des retards de paiement à la taille des entreprises, la part des sociétés réglant en moyenne leurs fournisseurs dans les délais impartis diminuant significativement avec la taille. Sur la base des données de bilans, le rapport précise que 70% des PME règlent leurs fournisseurs avant le délai conventionnel de 60 jours d’achat tandis que cette proportion tombe à 53% pour les ETI et 46% pour les grandes entreprises. Ces résultats, quasi-identiques à ceux de l’année précédente, sont donc révélateurs d’un rapport de force favorable aux entreprises de grande taille se perpétuant dans le temps. Les données relatives aux taux de règlement clients semblent de plus appuyer ce constat : les grandes entreprises enregistrent un taux d’encaissement sans retard élevé (65%) et une faible proportion de retards longs supérieurs à un mois (12% contre 13% pour les PME et 14% pour les ETI). Il apparait enfin que le coût de trésorerie des retards de paiement soit significatif pour les PME et ETI : ces dernières bénéficieraient respectivement d’une trésorerie complémentaire de 19 et 7 milliards d’euros en cas de délais de paiement respectés.

12 avril 2019
Catégorie : Etudes

L’OCDE encourage la poursuite des réformes en France

 Dans son récent rapport sur l’économie française, l’OCDE maintient sa prévision de croissance du PIB à 1,3% pour 2019 et 2020. Si les exportations et l’investissement des entreprises devraient souffrir du ralentissement attendu chez les principaux partenaires de la France, les diverses réformes sociales en cours conduiraient quant à elles à une hausse du revenu disponible. Ainsi, l’impact de ces mesures sur le PIB potentiel par habitant avoisinerait les 3,2% à un horizon de 10 ans selon les estimations de l’organisation. L’OCDE livre toutefois plusieurs préconisations qui, ajoutées aux réformes engagées, porteraient la croissance du PIB par habitant à 5,1% en 10 ans. On trouve notamment parmi celles-ci la réduction des cotisations employeurs sur les bas salaires, le relèvement progressif de l’âge du départ à la retraite à 64 ans d’ici 2025 ou encore l’amélioration de la stratégie d’investissement en termes d’évaluation, de conduite des projets et de coordination des acteurs. Le rapport précise enfin que les gains de ses réformes seraient principalement captés par les classes moyenne et moyenne inférieure.

05 avril 2019
Catégorie : Etudes

L’expansion économique de la zone euro se poursuit en 2018 à un rythme plus modéré

La Banque Centrale Européenne dévoile cette semaine son rapport annuel 2018. En dépit du ralentissement de la croissance économique (+1,8% en 2018 contre +2,5% en 2017) sous l’effet du fléchissement des échanges commerciaux, la zone euro poursuit son expansion. Le marché du travail se redresse : le taux de chômage (7,8% en décembre) enregistre son plus bas niveau depuis octobre 2008 tandis que les salaires connaissent une hausse continue et généralisée (+2,2% au dernier trimestre). L’inflation s’est quant à elle accélérée pour atteindre 1,7% en moyenne en 2018 contre 1,5% l’année précédente. Cette hausse reflète essentiellement l’augmentation des prix de l’énergie et celle des prix des produits alimentaires dans une moindre mesure. L’encours total des prêts non performants connait une baisse sensible de 94 milliards d’euros au cours des trois premiers trimestres de l’année, témoignant ainsi de la solvabilité solide des banques européennes. La BCE souligne enfin le soutien croissant de la population en faveur l’euro : 75% des personnes interrogées considèrent l’euro comme bénéfique pour l’UE en 2018, soit le meilleur résultat enregistré à ce jour.

05 avril 2019
Catégorie : Etudes

En 2017, le nombre d’entreprises en forte croissance a augmenté de 6% dans l’UE

Selon Eurostat, le nombre d’entreprises en forte croissance dans l’Union Européenne a augmenté de 6% en 2017. Pour rappel, sont considérées comme « en forte croissance » les entreprises de 10 salariés ou plus au début de la période de croissance dont les effectifs ont crû de plus de 10% par an sur une période de trois années consécutives. Bien que les données soient encore provisoires, le nombre d’entreprises en forte croissance dans l’UE serait de 190 000 en 2017 contre 180 000 l’année précédente. Ces entreprises ont employé près de 16 millions de salariés en 2017, soit une augmentation de 5% du nombre d’employés sur un an. 16 pays ont vu leur hausse du nombre d’entreprises en forte croissance surperformer celle de l’UE. Parmi eux, la Chypre (+ 57%), la Slovénie (+20%), la Finlande (+19%) ou encore les Pays-Bas (+17%) ont enregistré les meilleurs scores. Si l’augmentation du nombre d’entreprises en forte croissance est observée dans l’ensemble des secteurs, la construction (+11,3%), les industries extractives (+ 10,7%) ainsi que le transport et stockage (+8,6%) détiennent les plus fortes croissances. Le secteur manufacturier connait quant à lui la plus faible progression (+2,5%).

05 avril 2019
Catégorie : Etudes

Le coût total du travail représente la moitié de la production française en valeur

Dans une récente publication, l’INSEE s’intéresse au coût total du travail et plus particulièrement à la part des bas et moyens salaires (inférieurs à 1,6 SMIC) dans la production française. Par coût total du travail, l’étude désigne à la fois le coût du travail direct – au sens des salariés employés – et indirect, c’est-à-dire le travail contenu dans les consommations intermédiaires de l’entreprise. Il s’avère que pour l’ensemble des biens et services, le coût total du travail compte en moyenne pour la moitié de la production en valeur. Les deux tiers de ce coût proviennent du travail direct tandis que le tiers restant résulte du travail indirect. Les auteurs notent une variation significative de la part du coût du travail direct d’un secteur à un autre : cette dernière est importante dans les services marchands (28%) ou dans la construction (25%) tandis qu’elle apparait plus faible pour les produits agricoles (11%). À l’inverse, il existe une relative homogénéité de la part du coût du travail indirect entre les principaux produits marchands. Elle représente par exemple 19% de la production des biens manufacturés et 17% de celle des produits agricoles. Le coût total des bas et moyens salaires s’élève quant à lui à 10% de la production pour la plupart des biens manufacturés contre 14% dans les services marchands. L’étude souligne par ailleurs que la part des bas et moyens salaires dans la production est majoritairement tirée par le coût du travail indirect, dont la proportion peut valoir, voir excéder celle du coût du travail direct. C’est notamment le cas pour les biens manufacturés dont la part du coût du travail indirect compte pour 60% du coût total des bas et moyens salaires dans la production.

29 mars 2019
Catégorie : Etudes

Forte baisse des introductions en bourse au premier trimestre 2019

EY présente les résultats de son étude sur les introductions en bourse dans le monde pour le premier trimestre 2019. 199 IPOs ont ainsi été enregistrées sur la période pour un montant de 13,1 milliards de dollars, soit une baisse de 41% en volume et de 74% en valeur par rapport au premier trimestre 2018. Ce premier trimestre anormalement calme s’explique notamment par les diverses tensions géopolitiques et par les incertitudes liées à la question du Brexit. En dépit son recul sur un an (-24 % en volume et -30% en valeur), la zone Asie-Pacifique domine l’activité. Elle regroupe en effet à elle seule 63% du nombre total d’IPOs et 64% du montant total levé dans le monde au premier trimestre 2019. Le marché américain des introductions en Bourse connait quant à lui une baisse significative (- 44% en volume et -83% en valeur  par rapport au premier trimestre 2018), conséquence du récent shutdown ayant paralysé les Etats-Unis. La zone EMEIA (Europe, Moyen-Orient, Inde, Afrique) enregistre elle aussi un net ralentissement, avec une baisse de 65% en volume et de 93% en valeur sur un an. Il semble enfin que le secteur des technologies se démarque par son dynamisme au niveau mondial : avec 45 IPOs réalisées pour un montant de 2,1 milliards de dollars, il concentre le plus grand nombre d’opérations. Viennent ensuite les secteurs de la santé (32 IPOs pour un montant de 2,1 milliards de dollars) et de l’industrie (24 IPOs, 1,2 milliard de dollars).