Archive l’actualité france invest
Etudes

22 février 2019
Catégorie : Etudes

Quelles sont les principales sources d’exposition aux crises selon les entreprises ?

Grant Thornton dévoile les résultats de son enquête menée auprès d’un panel de plus de 200 entreprises, visant à évaluer les risques majeurs auxquels sont confrontées ces dernières ainsi que les pratiques actuelles de gestion de crise. Il s’avère que plus de la moitié des répondants (57%) déclarent avoir subi un ou plusieurs évènements qualifiés de « crise » au cours de cinq dernières années. 65% de ces crises vécues trouvent leur origine dans une défaillance impactant les activités opérationnelles et sont donc en lien avec le métier. Le baromètre s’intéresse également à la perception des interrogés quant aux nouvelles sources d’exposition aux risques. La vulnérabilité des systèmes d’information apparait comme la cause principale d’exposition pour 45% d’entre eux, suivi par les risques sociétaux et éthiques (29%) et les sujets relatifs à la gouvernance (13%). Comme le souligne l’étude, les causes redoutées par les entreprises ne sont donc pas forcément celles à l’origine des événements vécus. En ce qui concerne la question de l’organisation de la gestion de crise, les résultats montrent que le pilotage de la gestion de l’évènement est assuré à 39% par un service dédié, contre 61% par un autre service, notamment la direction métier concernée par la crise. Enfin, dans un souci d’amélioration du dispositif existant, les répondants indiquent s’appuyer sur les recommandations de retours d’expérience (57%) et sur celles issues d’exercices d’audit (38%).

22 février 2019
Catégorie : Etudes

Fin 2018, le taux de chômage en France atteint 8,8%, son plus bas niveau depuis 2009

Selon les derniers chiffres communiqués par l’INSEE, le taux de chômage au sens du BIT diminue de 0,3 point au quatrième trimestre 2018 et s’établit à 8,8% de la population active, son plus bas niveau depuis début 2009. Sur un an, la baisse du taux de chômage en France métropolitaine est portée à 0,1 point, celle-ci étant plus prononcée pour les jeunes (-1,8 point), et plus particulièrement les jeunes hommes (-2,8 points). Si le taux de chômage de longue durée se stabilise au quatrième trimestre 2018 et atteint 3,4 % de la population active comme au trimestre précédent, il diminue cependant de 0,3 point sur un an. Le taux d’emploi à temps complet progresse pour atteindre 54,4% fin 2018 (+0,3 point par rapport au trimestre précédent et +0,5 point sur un an) tandis que celui à temps partiel reste stable, à 11,7%. Enfin, le taux d’activité des seniors (55-64 ans) connait une forte augmentation : +0,5 point sur le trimestre et +0,9 point sur un an.

22 février 2019
Catégorie : Etudes

Niveau record des créations d’entreprises en France pour l’année 2018

Dans une récente note de conjoncture, Business France s’intéresse aux créations d’entreprises, en relayant les chiffres clés de 2018. Un niveau record a été franchi cette année, avec 691 283 entreprises créées, soit une hausse de 17% par rapport à 2017. Les micro-entrepreneurs représentent la part la plus importante des créations (45%), suivis par les sociétés (29%) et les entreprises individuelles classiques (26%). Les créations de micro-entreprises connaissent une forte augmentation par rapport à l’année précédente (+28%) qui peut notamment s’expliquer par les relèvements de seuil de chiffres d’affaires en début d’année. Plus de la moitié des créations d’entreprises en 2018 se concentre dans quatre secteurs que sont les activités spécialisées, scientifiques et techniques (17,6%) ; le commerce (15,5%) ; le transport et l’entreposage (10,2%) et la construction (9,7%). Est soulignée la vive accélération des créations dans le secteur des transports et de l’entreposage (+68% en 2018 contre +25% en 2017), notamment portée par celle des autres activités de poste et de courrier, incluant la livraison à domicile (+116% en 2018 contre +64% l’année précédente). Enfin, si les créations d’entreprises sont dynamiques sur l’ensemble du territoire français, elles augmentent plus particulièrement en Ile-de-France, en Normandie et en PACA (+19%).

22 février 2019
Catégorie : Etudes

Hausse du PIB de 1,8% dans la zone euro en 2018

Selon les chiffres de l’office statistique de l’Union européenne Eurostat, le PIB a augmenté de 1,8% dans la zone euro et de 1,9% dans l’Union européenne des 28 (UE 28) sur l’ensemble de l’année 2018 – sur la base de données trimestrielles corrigées des variations saisonnières. Pour rappel, le taux de croissance annuel s’établissait à 2,4% en 2017 pour la zone euro ainsi que l’UE 28. Au quatrième trimestre 2018, cette hausse est portée à 1,2% dans la zone euro et 1,4% dans l’UE 28, après respectivement +1,6% et +1,8% au trimestre précédent. L’emploi a quant à lui progressé de 1,4% dans la zone euro et de 1,3% dans l’UE 28 en 2018, contre +1,6% chacun en 2017. Le communiqué précise enfin que l’augmentation du nombre de personnes ayant un emploi atteint +0,3% dans la zone euro et +0,2% dans l’UE 28 au quatrième trimestre 2018 par rapport au trimestre précédent.

15 février 2019
Catégorie : Etudes

Record des levées de fonds des entreprises de la French Tech en 2018

Pour la troisième année consécutive, In Extenso Innovation Croissance publie les résultats de son baromètre des levées de fonds. Avec près de 3,4 milliards d’euros sur un total de 591 opérations, 2018 apparait comme une année record pour les entreprises innovantes françaises. La progression des montants investis par les fonds est ainsi de +28% entre 2017 et 2018, et celle du nombre de levées de +20,2%. Si le ticket moyen connait une relative stabilité (+5,6%) et atteint 5,7 millions d’euros en 2018, sa progression est de +21% sur deux ans. Les investisseurs ont multiplié cette année les opérations de grande envergure, dépassant les 100 millions d’euros, comme les 172 millions d’euros levés par la société de jeux vidéo Voodoo ou encore le deal record de Deezer de 160 millions d’euros. Est également observé une concentration du nombre d’opérations auprès des jeunes pousses (moins de 3 ans) avec 55% du nombre global des opérations en 2018. Enfin, le baromètre souligne la performance croissante du secteur Internet et Services avec une hausse du nombre de levées et des montants levés de +41,5% et +34% respectivement.

15 février 2019
Catégorie : Etudes

Baisse du moral des investisseurs américains en France en raison des incertitudes sur la croissance

Dans sa 19ème édition, le baromètre AmCham-Bain 2018 mesure le moral des investisseurs américains en France et dévoile leur perception de l’environnement économique. Le constat est à une baisse de moral des investisseurs américains influencés par une conjoncture économique et sociale troublée à l’échelle mondiale, européenne et française. Ainsi, seuls 30% des interrogés se déclarent optimistes quant aux perspectives économiques de la France sur les 3 années à venir contre 72% en 2017. Si la moitié des répondants s’attend à une stabilité du contexte économique français (19% en 2017), 20% prédisent une dégradation de la situation (contre 9% l’année précédente). Il s’avère cependant que malgré les incertitudes, les perspectives de créations d’emplois restent positives. Ainsi, à l’horizon de 2-3 ans, 42% des investisseurs américains anticipent une hausse du nombre de salariés contre 52% en 2017. Comme le révèle le baromètre, le bon niveau des intentions de créations nettes d’emplois reflète les besoins restants liés à la croissance des années antérieures.

15 février 2019
Catégorie : Etudes

En 2018, léger tassement des perspectives d’activité et d’emploi pour les PME françaises

Dans sa 68ème enquête de conjoncture auprès des PME, Bpifrance analyse les principaux paramètres économiques et financiers des 3 765 entreprises interrogées à fin 2018. La confiance des chefs d’entreprise semble marquer le pas, après une année 2017 très dynamique. Les perspectives d’activité et d’emploi se stabilisent ainsi, le solde d’opinion sur l’évolution de l’activité perdant seulement un point sur un an. Malgré ce tassement global de la croissance de l’activité et de l’emploi, l’enquête souligne de fortes disparités entre secteurs. L’industrie se démarque particulièrement puisqu’elle est l’unique secteur en progression sur un an, et ce malgré un ralentissement marqué de la production industrielle (IPI à +0.6% pour 2018 contre +2.4% en 2017). Ainsi, le solde d’opinion relatif à l’activité et l’emploi pour l’industrie gagne 2 et 3 points sur un an respectivement. L’investissement se montre quant à lui relativement dynamique : en novembre 2018,  57% des PME déclarent avoir investi ou prévoient d’investir d’ici la fin de l’année, soit 3 points de plus que l’année précédente. Enfin, l’accès au crédit d’investissement demeure aisé, et ce malgré une très légère augmentation de la proportion des PME rencontrant des difficultés pour en obtenir (8% soit +1 point depuis mai).

08 février 2019
Catégorie : Etudes

Quelles sont les causes du recul de la part du travail dans la valeur ajoutée ?

Le dernier numéro de Trésor-éco explore l’évolution de la part de travail dans la valeur ajoutée dans les pays avancés. Pour ce faire, les auteurs mobilisent la notion de surplus distribuable, c’est-à-dire la part de la croissance du PIB réel attribuable aux gains de productivité et mobilisable pour l’amélioration de la rémunération des travailleurs et des unités de capital. Depuis les années 1990, le constat est au recul de la part du travail dans la valeur ajoutée dans la plupart des grands pays de l’OCDE, exception faite pour le Royaume-Uni où elle augmente et la France où elle demeure quasi-stable. Deux effets expliquent ce recul : la hausse de l’intensité capitalistique, très présente en Italie et en Espagne à la suite de la crise et la progression modérée des salaires réels en Allemagne, aux Etats-Unis et au Japon. Il semble également qu’à long terme et en moyenne, le surplus distribuable soit majoritairement consacré à l’augmentation des salaires réels. Par conséquent, le ralentissement des salaires réels découle aussi de l’affaiblissement des gains de productivité dans la plupart des grandes économies avancées. Ainsi, ce dernier a entrainé une baisse du surplus distribuable, partiellement absorbé par la rémunération du capital en Allemagne, aux Etats-Unis et au Japon, au détriment de la hausse de la rémunération unitaire des travailleurs.

08 février 2019
Catégorie : Etudes

Les barrières tarifaires demeurent élevées dans les pays en développement

Un récent rapport de l’UNCTAD (United Nations Conference on Trade And Developement) étudie les grandes tendances 2018 en matière de politique commerciale. Malgré des tensions commerciales –notamment entre Washington et Pékin – jalonnant les 12 derniers mois, le niveau des barrières tarifaires s’avère relativement stable ces dernières années. Ainsi, la protection tarifaire demeure conséquente pour certains secteurs seulement, et pour un nombre limité de marchés. C’est au sein des pays en développement, notamment en Asie du Sud et en Afrique subsaharienne, que l’on observe un effet restrictif tarifaire élevé. L’agriculture, les produits textiles ou encore les articles en cuir sont principalement concernés par les pics tarifaires et constituent les secteurs clés des pays à faible revenu. Les échanges Sud-Sud font quant à eux encore l’objet de taxes douanières significatives. Le rapport note également le renforcement du processus d’intégration économique régional, avec un nombre croissants d’accords commerciaux préférentiels (ACPr) négociés et instaurés. Ainsi environ 50% des échanges commerciaux mondiaux ont eu lieu dans le cadre d’un ACPr. Enfin, si l’importance des accords commerciaux préférentiels pour la plupart des pays développés semble considérable, elle n’est que relative pour la majorité des régions en développement. Quelques exceptions existent cependant, notamment en Asie du Sud-Est, Afrique du Sud ou encore en Amérique Latine.

08 février 2019
Catégorie : Etudes

Test de résistance 2018 : augmentation de la résilience des banques de la zone euro

Dans un récent communiqué de presse, la BCE dévoile les résultats agrégés du test de résistance 2018 pour l’ensemble des banques participantes qu’elle supervise. Sur les 87 banques couvertes par le rapport, 33 ont été testées conjointement par la Banque Centrale Européenne (BCE) et par l’Autorité Bancaire Européenne (ABE). Celles-ci couvrent environ 70% des actifs bancaires de la zone euro.  Les 54 établissements bancaires restants – de taille moyenne et représentant 9% supplémentaires des actifs bancaires de la zone euro – ont été uniquement soumis à un test de la BCE. Il s’avère que pour l’ensemble des banques de l’échantillon,  la tendance est à une meilleure assise en capital avec des coussins plus élevés qu’en 2016. En effet, bien que le scénario adverse soit plus sévère qu’il y a deux ans, le ratio de fonds propres de catégorie 1 (CET1) moyen est en hausse et atteint 10,1% pour les 87 banques, contre 8,8% en 2016. Concernant les banques de taille moyenne non couvertes par le test de résistance de l’ABE, les résultats mettent en évidence une plus grande capacité d’absorption des chocs financiers découlant d’une meilleure capitalisation. Ainsi, ces 54 banques affichent une assise en capital au début du test de résistance bien plus robustes qu’en 2016 avec un ratio CET1 moyen passant de 14,7% à 16,9%.  Ce dernier est porté à 11,8%, après 8,5% en 2016 au terme du scénario adverse.