Études sur la création de valeur et sur la croissance & l’emploi dans les start-up, PME et ETI françaises accompagnées par les acteurs du capital-investissement

Études sur la création de valeur et sur la croissance & l’emploi dans les start-up, PME et ETI françaises accompagnées par les acteurs du capital-investissement

Communiqué de presse

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Études sur la création de valeur et sur la croissance & l'emploi dans les start-up, PME et ETI françaises accompagnées par les acteurs du capital-investissement

 

France Invest (Association des Investisseurs pour la Croissance) et EY présentent deux études dans les start-up, les PME et ETI françaises accompagnées par des acteurs du capital-investissement : la 7ème étude qui explique comment se crée la valeur et la 18ème étude sur la croissance et la création d’emplois.

Pour rappel, à fin 2020, ce sont plus de 8 900 entreprises qui ont ouvert leur capital et qui sont accompagnées par un fonds de capital-investissement français, dont 7 400 en France.

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« Les entreprises accompagnées par les acteurs du capital-investissement, malgré la crise Covid, ont bien résisté, ont créé de la valeur à la fois par leur croissance organique et par leur politique de croissance externe et surtout, ont continué à créer des emplois. Elles surperforment par rapport au PIB de la France et par rapport à la moyenne des pays de l’OCDE. Notre enjeu est de poursuivre notre accompagnement, de renforcer et de transformer davantage de PME en ETI, c’est-à-dire de créer nos futurs champions. », déclare Claire Chabrier, Présidente de France Invest

 

« Comme chaque année depuis la création de l’étude en 2012, la croissance de l’EBE est clairement restée la première source de création de valeur, loin devant la variation des multiples de valorisation (et l’effet du désendettement). Sur les transactions 2019 et 2020, le taux de croissance d’EBE des sociétés cédées a atteint des niveaux exceptionnellement élevés (i.e. 16 % et 17,2 % par an respectivement). Ceci a permis à ces sociétés de financer un nombre croissant d’acquisitions sans accroitre leur gearing (endettement/EBE).» précise Laurent Majubert, associé conseil en transactions chez EY.

 

Avec cette 7ème édition de l’étude sur la valeur créée dans les PME et ETI françaises ayant ouvert leur capital à un fonds de capital-investissement, les enseignements sont encore une fois confortés : la création de valeur s’explique par la croissance des résultats ainsi que par le renforcement stratégique (taille, accès aux financements, internationalisation…) et des perspectives solides des entreprises.

 

 

L’étude analyse les composantes de la création de valeur dans les PME et ETI françaises qui ont bénéficié de l’apport de capitaux propres de la part de fonds de capital-transmission, membres de France Invest, actionnaires majoritaires ou disposant a minima d’une minorité de blocage, et qui ont vendu leurs titres en totalité entre 2012 et 2020.

La création de valeur, mesurée par la progression de la valeur des titres, dans les 317 entreprises qui composent l’échantillon analysé se décompose en 3 effets :

  • L’effet résultat qui pèse pour 2/3 de la création de valeur, porté par la croissance des résultats grâce à de la croissance organique (56 %) et externe (34 %) des revenus ainsi que de l’amélioration de leurs marges (10 %) ;
  • L’effet multiple qui compte pour 1/3 de la création de valeur et qui consiste en l’amélioration de la valorisation des entreprises cédées grâce à de solides perspectives de croissance, à une taille et un positionnement leur donnant de la visibilité sur leur marché ;
  • L’effet désendettement, qui est quasi nul sur les entreprises de l’échantillon, car elles ont pu s’endetter sans accroitre leur gearing (ratio endettement/EBE) pour financer leur politique de croissance externe.

L’étude montre aussi que :

  • Les effectifs sont en croissance de 46 % sur les 5 dernières années, soit une progression moyenne annuelle de 7,1 %. 41 % sont de nouveaux emplois créés et le solde correspond aux effectifs issus des acquisitions (nets des cessions).
  • 95 % des entreprises concernées ont accéléré (61 %) ou poursuivi (34 %) leur politique d’investissements corporels. 56 % d’entre elles ont augmenté et 44% ont maintenu leurs dépenses de recherche et développement.

Focus sur 2020

 

Le millésime 2020 se caractérise par un effet désendettement négatif pour les 30 opérations analysées, car l’endettement financier a augmenté de 16 % par an en moyenne entre l’entrée et la sortie des fonds d’investissement.; . Ceci s’explique par le schéma suivant :

  • Les entreprises du millésime 2020 ont connu une forte croissance de leur EBE entre l’entrée et la sortie (+17,2 % par an vs. +7,2 % sur les millésimes 2012-2019).
  • Cette croissance importante s’explique notamment par l’effet des opérations de croissance externe (qui représentent 53 % de la hausse des résultats contre 30 % en moyenne sur les millésimes 2012-2019).
  • Ces croissances externes sont financées en grande partie par un endettement supplémentaire. La croissance élevée des résultats permet de conserver un ratio endettement/EBE raisonnable (3,7x l’EBE à l’entrée vs. 3,5x à la cession).

 

Par ailleurs, seules 3 % des entreprises du millésime 2020 ont souffert d’un arrêt total de leur activité du fait de la crise sanitaire. Selon les cédants interrogés, cette crise sanitaire a eu un effet significatif sur la valorisation pour 1/3 des entreprises cédées en 2020.

En outre, la 18ème édition de l’étude sur la croissance et la création d’emploi, apporte un éclairage sur l’année 2020.

Sur les 7 400 entreprises françaises accompagnées, les données sur l’emploi sont disponibles pour environ la moitié d’entre elles, et nous savons qu’elles représentent près d’un million et demi d’emplois (vs. 16 millions de salariés français dans le secteur privé marchand.)

 

▶ Impact sur le chiffre d’affaires :

  • L’échantillon de 3 625 start-up, PME et ETI françaises accompagnées par le capital-investissement français représente 221 Md€ de chiffre d’affaires cumulé en 2020, soit 19 % du chiffre d’affaires cumulé des groupes du CAC 40 à la même date.
  • En 2020, le chiffre d’affaires des entreprises de l’échantillon est en baisse de 2,6 % en lien avec la crise sanitaire, contre -5,5 % pour le PIB nominal français.
  • Les start-up ont un fort taux de croissance de leur chiffre d’affaires avec +14,1 % sur un an.
  • Les 3 secteurs les plus dynamiques sont ceux qui ont le mieux résisté à la crise sanitaire : la santé (CA en hausse de +8,7 % sur 1 an), l’énergie (+8,3 %) et le numérique (+6,2 %).

 

▶ Impact sur l’emploi :

  • L’échantillon des 3 625 entreprises françaises emploie 1,35 millions de salariés au 31/12/2020. En comparaison, le secteur marchand français comptait 17,22 millions de salariés (hors agriculture) à la même date.
  • Les effectifs de l’échantillon ont augmenté de 11 674 salariés en 2020. Ceci représente une augmentation des effectifs de 0,9 % par rapport au 31/12/2019. A titre de comparaison, l’emploi sur le secteur marchand a reculé de 2,1 % sur un an à fin 2020.
  • Les 3 secteurs qui ont vu leur activité croître en 2020 sont aussi ceux où le plus d’emplois ont été créés : la santé (+6 393 sal., +5,5 % vs. fin 2019), l’énergie (+670 sal., +5,3 %) et le numérique (+ 4 502 sal., +5,1 %).
  • Plus de 244 237 emplois ont été créés sur 5 ans (de 2015 à 2020).

 

Les études « Création de valeur dans les PME et ETI françaises accompagnées dans leur transformation par les acteurs français du capital-investissement » et « Croissance et création d’emplois dans les entreprises accompagnées par les acteurs français du capital-investissement » sont disponibles sur le site www.franceinvest.eu et auprès des contacts presse de France Invest et d’EY.

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