Forte progression des emplois peu productifs

Forte progression des emplois peu productifs

Veille économique

Forte progression des emplois peu productifs dans les pays de l’OCDE

Selon un tout nouveau rapport publié par l’OCDE, la croissance de l’emploi serait tirée par les emplois peu productifs et faiblement rémunérateurs. Bien que la progression des salaires se soit accélérée ces dernières années, celle-ci se maintient cependant à des niveaux bien inférieurs à ceux observés avant la crise financière et économique dans deux tiers des pays de l’OCDE. Les salaires réels sont par exemple en deçà de leur niveau d’avant crise en Espagne, en Grèce et en Italie, et ont enregistré un net recul ces dernières années en Belgique et au Canada.

De plus, les trois secteurs générant les plus fortes progressions de l’emploi entre 2010 et 2017 affichent des niveaux de productivité du travail et de rémunération inférieurs à la moyenne dans la plupart des pays de l’OCDE. L’hôtellerie-restauration, la santé ou encore l’hébergement médico-social figurent par exemple en tête du classement dans de nombreuses économies. Ces secteurs représentent ainsi près de 40% du total des emplois créés entre 2010 et 2017 en Belgique, Italie, Portugal et Suisse tandis que cette part atteint les 55% aux Pays-Bas.

Pour quelques pays cependant comme la Pologne ou l’Espagne, au moins un des trois secteurs les plus créateurs d’emplois affichent des salaires et niveaux de productivité supérieurs à la moyenne, tels que la programmation informatique ou les activités de consulting. Le rapport alerte cependant sur les conséquences de cette situation, notamment en termes de croissance de la productivité. Face aux pressions à la baisse sur les salaires, les entreprises pourraient en effet reporter leurs décisions d’investissement au profit d’embauches supplémentaires, compromettant ainsi l’impact positif potentiel de l’investissement sur la croissance de la productivité.

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