Impact des taux d’intérêts négatifs

Impact des taux d’intérêts négatifs

Veille économique

Taux d’intérêt négatifs : quelles conséquences pour les banques européennes ?

Dans un récent document de travail, Whelsy Boungou, doctorant à l’Université de Bordeaux, s’interroge sur l’impact de l’implémentation des taux négatifs par les banques européennes, notamment en termes de rentabilité et de prise de risques.

Pour rappel, six banques centrales en Europe (Bulgarie, Danemark, Hongrie, Suède, Suisse et Zone euro), ainsi que la Banque du Japon ont adopté depuis 2012 des taux d’intérêts négatifs sur les dépôts et réserves des banques, en complément des politiques non-conventionnelles déjà en vigueur. L’objectif majeur de cette mesure consiste à taxer les réserves excédentaires des banques afin qu’elles soient utilisées pour augmenter l’offre de crédit. Dans un tel environnement, se pose la question de la capacité des banques à continuer à générer du profit. La publication souligne l’existence d’un effet de seuil à zéro, les taux d’intérêt négatifs réduisant de manière plus significative les marges nettes d’intérêt des banques que les taux positifs.

Il s’avère par ailleurs qu’afin de compenser cet effet négatif sur la rentabilité, les banques ont augmenté leurs activités non liées aux taux d’intérêt (commissions, frais de gestion de comptes, etc). Par conséquent, si la question de la prise de risques de banques ne se pose pas sur le court et moyen terme, elle pourrait être relancée en cas du maintien des taux négatifs sur une longue période et de la persistance des pertes sur les marges nettes d’intérêt.

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