Les cessions d’actifs, un outil stratégique

Les cessions d’actifs, un outil stratégique

Veille économique

Les cessions d’actifs, nouvel instrument stratégique pour les entreprises françaises

Selon une récente étude EY, les cessions d’actifs sont de plus en plus intégrées dans le pilotage du portefeuille des entreprises françaises, qui voient en elles un véritable outil stratégique. Près des deux tiers des entreprises interrogées révèlent ainsi procéder semestriellement à des revues de portefeuille, ce qui porte à la hausse le nombre d’entreprises cédant leurs actifs pour des raisons stratégiques, et non plus en raison d’un revers d’activité.

En dépit d’un contexte géopolitique et macroéconomique évolutif, 53% des cessions ont été réalisées de façon opportuniste – c’est-à-dire consécutivement à l’offre non sollicitée d’un acquéreur – contre 46% au niveau mondial. Comme le fait remarquer l’étude, ces cessions non planifiées s’avèrent toutefois risquées pour les entreprises, le manque de préparation pouvant nuire à la valorisation des actifs cédés. Globalement, les cessions planifiées ont quatre fois plus de chances que les cessions dites opportunistes d’atteindre les objectifs de valorisation escomptés.

L’écart entre le prix de vente attendu et le prix d’achat proposé est quant à lui croissant : 70% des entreprises françaises estiment que cet écart s’élève à 20% en 2019, contre seulement 17% l’année précédente. L’intervention d’un acteur du private equity pourrait dans ce cadre s’avérer bénéfique pour les entreprises cédantes. Bien que 80% des entreprises françaises interrogées considèrent que cette présence rallonge le temps nécessaire à l’établissement des due diligences, elle raccourcie néanmoins les délais après la signature du deal et offre des valorisations généralement supérieures à des acteurs corporates.

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