R&D dans l’UE : le cas français

R&D dans l’UE : le cas français

Veille économique

L’effort de recherche des entreprises françaises pourrait atteindre 2,7 % du PIB si la France avait la structure économique de l’Allemagne

L’INSEE consacre un dossier à la recherche et développement au sein de l’Union Européenne et s’intéresse plus particulièrement au cas des entreprises françaises. Le constat est à une très grande hétérogénéité des profils de R&D des pays européens, avec des efforts de recherche – en pourcentage de PIB – variant de 0,48% pour la Chypre à 3,27% pour la Suède. La France consacre quant à elle 2,23% de son PIB à des activités de R&D en 2015, se plaçant ainsi au-dessus de la moyenne européenne (2,04%) mais en deçà du score de son homologue allemand (2,91%). En termes de répartition sectorielle des activités de R&D de ses entreprises, la France se caractérise par un équilibre entre industrie manufacturière (regroupant 49% de la R&D) et activités de services (47%). La construction aéronautique et spatiale apparait pour sa part comme une branche particulièrement développée en France, mobilisant près de 10% des dépenses de R&D des entreprises.

Il semble par ailleurs que la structure sectorielle de l’économie joue un rôle essentiel dans l’effort de recherche global d’un pays, certains secteurs d’activité étant plus propices à la réalisation de R&D que d’autres. L’INSEE souligne notamment la présence de quelques secteurs industriels très intensifs en R&D en France, comme la branche de la fabrication de produits informatiques, électroniques et optiques dont les entreprises consacrent 33% de leur valeur ajoutée à des activité de recherche et développement. Bien que l’effort de recherche des entreprises françaises s’établisse actuellement à 1,4% du PIB, l’étude révèle qu’il pourrait atteindre les 2,7% si la France se dotait d’une structure économique comparable à celle de l’Allemagne, où l’industrie est davantage présente.

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