Retour d’expérience sur le coussin contracyclique

Retour d’expérience sur le coussin contracyclique

Veille économique

Selon la Banque de France l’introduction du coussin contracyclique n’a entrainé aucune chute du crédit à ce jour

Dans un de ses récents bulletins, la Banque de France explore les mécanismes des coussins contracycliques et livre un premier retour d’expérience. Le coussin contracyclique (ou CCyB pour countercyclical capital buffer) désigne un dispositif macroprudentiel visant à lisser les variations du capital bancaire afin d’éviter une crise du crédit. Variant de 0% à 2,5% des actifs pondérés du risque, cette exigence réglementaire en capital bancaire augmente lors de la montée du cycle et se relâche lors de son retournement, garantissant une résilience accrue des établissements bancaires.

En période favorable, ces derniers peuvent donc constituer des fonds propres supplémentaires qui seront utilisés pour éponger les pertes au moment des crises. L’autorité macroprudentielle française – le Haut Conseil de stabilité financière (HSCF) – ayant récemment décidé de relever le taux du coussin contracyclique à 0,5% à partir d’avril 2020, se pose la question du coût qu’une hausse du CCyB peut faire supporter à l’économie. Selon la Banque de France, ce dispositif n’a pas engendré d’effets négatifs au sein des pays l’ayant mis en place, leur permettant au contraire de bénéficier d’un nouveau levier à mobiliser en cas de crise.

Le superviseur affirme de plus que les activations de CCyB en Europe n’ont à ce jour nullement impacté la croissance du crédit. Cette absence d’impact s’explique à la fois par une communication des autorités macroprudentielles relativement efficace et par un effet très limité du CCyB en période favorable, et ce plus particulièrement si les ratios de capitaux des établissements bancaires sont déjà au-dessus des nouvelles exigences.

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