Veille économique

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En France, l’activité économique poursuit son redressement au mois de juin 2020


La Banque de France dévoile sa nouvelle enquête de conjoncture, menée entre le 26 juin et le 3 juillet 2020 auprès de 8 500 entreprises ou établissements français. Un des premiers constats est celui d’une nouvelle progression de l’activité économique au mois de juin, à un rythme un peu plus rapide que celui prévu le mois dernier par les interrogés. Ainsi, si la perte de PIB sur une semaine-type d’activité était estimée à -17% fin mai par rapport au niveau d’avant crise, la nouvelle estimation pour le mois de juin se situe autour de -9%. Cette amélioration s’explique par la progression du secteur de la construction et des services, avec notamment une forte contribution du commerce et des services aux entreprises. Par ailleurs, certains secteurs tels que la production de matériels de transport (dont l’automobile et l’aéronautique), les services de transport ou encore l’hébergement-restauration demeurent très en-deçà de leur niveau d’activité normal. Les auteurs anticipent de fait une contraction du PIB au deuxième trimestre 2020 autour de -14% par rapport au trimestre précédent. La prévision annuelle de PIB pour 2020 s’établit quant à elle à -10%, soit un niveau légèrement supérieur à celui retenu comme hypothèse dans le projet de loi de finances rectificative (- 11%).

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États-Unis : Hausse des défaillances d’entreprises de 43% entre fin 2019 et fin 2021


Coface s’intéresse dans sa toute dernière publication aux États-Unis, pays très lourdement impacté par la crise du coronavirus. Est ainsi anticipée une contraction de son PIB de 5,6% en 2020, suivie d’un rebond de 3,3% l’année suivante. Comme le souligne l’auteur, cette prévision est cependant soumise à des risques baissiers significatifs, du fait de la résurgence de foyers de l’épidémie dans plusieurs États. Cette récession devrait être suivie d’une forte augmentation des défaillances d’entreprises, ces dernières ayant été fragilisées par le double choc économique d’offre et de demande. Néanmoins, les données publiées en 2020 suggèrent qu’après un bond de 21% au mois de janvier, les procédures de faillites d’entreprises ont entamé une baisse à partir de février. Cette baisse des faillites en trompe-l’œil serait notamment imputable à la mise en place de mesures de soutien aux entreprises, à la fermeture des tribunaux de faillites pour cause de confinement mais aussi à l’attentisme des entreprises débitrices à déclencher la procédure. La récession étant sévère et les mesures d’aide arrivant progressivement à expiration, Coface prévoit une hausse significative des faillites d’entreprises de l’ordre de 43% entre fin 2019 et fin 2021 aux États-Unis. D’après les bilans d’entreprises agrégées, les secteurs de l’aérospatiale, de la distribution, de l’automobile et de l’énergie seraient les plus vulnérables.

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Dirigeants de PME-ETI françaises : quelle conscience écologique ?


Dans une de ses récentes études intitulée « Les dirigeants de PME-ETI face à l’urgence climatique », Bpifrance Le Lab décrypte les enjeux climatiques et dresse un état des lieux de ce qu’en pensent les dirigeants français. Bien que respectivement 80% et 86% des répondants déclarent avoir une conscience civique de ce défi et se sentent concernés par les objectifs mondiaux de baisse des émissions carbone, ils sont encore très peu nombreux à intégrer la question climatique à leur stratégie d’entreprise. Ainsi, seuls 13% des dirigeants pensent pouvoir réduire « de manière importante » leurs émissions carbone dans les cinq prochaines années. Pour expliquer ce décalage entre la perception de la réalité climatique et la faiblesse de la réaction, les interrogés invoquent notamment le manque de moyens financiers (49%), l’absence de solutions technologiques (32 %) ou encore le manque de reconnaissance clients (29 %). Le passage à l’acte se fait donc majoritairement via de petits gestes comme l’optimisation de l’existant (efficacité énergétique, baisse des consommations) et l’investissement dans de nouvelles technologies. Pour les aider dans leur transition climatique, les dirigeants sollicitent notamment le soutien des pouvoirs publics au travers du versement de subventions (64%), de la mise en place d’aides fiscales (59%), ou encore d’évolutions réglementaires (49%).

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