Économique et statistique

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60 % des ETI françaises prévoient de retrouver leur niveau d’activité pré-crise d’ici la fin de l’année


Selon la 11ème enquête de conjoncture menée par Bpifrance auprès des ETI françaises, ces dernières sont optimistes et anticipent une reprise vigoureuse en 2021 dans l’ensemble des secteurs, à l’international comme en France. Ainsi, 60 % des entreprises interrogées prévoient un retour de leur activité au niveau pré-crise de 2019 d’ici la fin de l’année, dont 39 % avant l’été et 29 % déclarant l’avoir déjà retrouvé, voire dépassé. Par ailleurs, des créations d’emploi sont attendues en 2021 et plus particulièrement dans l’industrie, dont le solde prévisionnel des effectifs gagne 54 points sur un an pour atteindre +25. Seules 14 % des ETI nationales font désormais part d’un report des projets d’embauches en 2021 et 4 % d’une annulation, soit plus de deux fois moins que l’an dernier (respectivement 35 % de report et 9 % d’annulation). L’investissement devrait également rebondir nettement, 79 % des dirigeants d’ETI ayant l’intention de maintenir leurs projets d’investissement malgré la crise (contre 53 % lors de l’enquête 2020). Une partie de ces investissements seraient notamment orientés vers l’accélération de la transformation digitale, qui apparait comme un axe stratégique majeur pour 59 % des interrogés. L’enquête souligne enfin la reprise des développements à l’étranger en 2021, la part des ETI projetant de créer une filiale s’établissant à 25 %, légèrement en-deçà de son niveau de 2019 (28 %).

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Les start-up françaises à Impact, un écosystème florissant


Bpifrance le Hub et France Digitale publient le premier mapping des start-up françaises à Impact. Celles-ci s’avèrent être en plein essor dans le paysage entrepreneurial de l’Hexagone, 727 start-up ayant été référencées dans le cadre de l’étude. Parmi elles, 61 % ont été créées il y a moins de 5 ans et un quart depuis moins de 2 ans. Cet écosystème se caractérise par ailleurs par la prépondérance des start-up à impact environnemental qui comptent pour plus de la moitié des start-up du mapping (53 %) et sont en moyenne plus matures que les start-up à vocation sociale (hors santé) ou économique. Il est également à noter que 66 % des entreprises étudiées ont réalisé des levées de fonds, pour un montant total de 4,4 Mds€ depuis leur création. Bien que ces entreprises lèvent en moyenne plus de 9 M€, 7 d’entre elles ont enregistré des opérations records de plus de 100 M€ (Blablacar, Ynsect, Vestiaire Collective, Innovafeed, Ecovadis et Actility). Il s’avère enfin que ces start-up emploient 17 802 personnes en France, soit en moyenne plus de 24 employés en CDI par start-up. Si 46 % d’entre elles comptent moins de 10 employés, 34 start-up à Impact référencées embauchent plus de 100 employés.

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L’endettement des entreprises non financières, principale vulnérabilité du système financier français


La Banque de France dévoile dans une récente publication son évaluation des risques du système financier français pour le premier semestre 2021. Sans surprise, les vulnérabilités ont globalement progressé avec la crise sanitaire et l’endettement de l’économie dans son ensemble apparait comme le premier point de vigilance de cette évaluation. Est observée plus particulièrement une hausse significative de l’endettement brut des entreprises non financières – avec une augmentation parallèle des encours de trésorerie – sous l’effet de la progression des crédits bancaires et du dynamisme des émissions de titres de créance. Les auteurs soulignent par ailleurs l’hétérogénéité des situations de trésorerie, selon le secteur d’activité et la taille des entreprises notamment. La soutenabilité de la dette contractée pendant la pandémie représente donc un enjeu important, et appelle au renforcement des fonds propres de certaines entreprises. Les vulnérabilités en lien avec l’adaptation à des changements structurels se font également plus prégnantes. Il s’agit par exemple de l’exposition aux attaques cyber ou encore des risques liés à la transition vers une économie neutre en carbone et des risques physiques liés au changement climatique. Bien que l’horizon de matérialisation de ces risques semble éloigné, une action immédiate et lissée dans le temps entraînerait moins de vulnérabilités et serait plus profitable à la stabilité financière.

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