Économique et statistique

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Mesures d’urgence : quel impact sur la situation financière des entreprises françaises ?


La Direction générale du Trésor publie les résultats d’un exercice de micro-simulation, développé dans le cadre des travaux du Comité Coeuré, permettant d’estimer l’impact de la crise sur la situation financière des entreprises françaises. Les simulations montrent que la chute brutale de l’activité provoquée par la pandémie de Covid-19 a eu un impact majeur sur la trésorerie des entreprises, la part d’entreprises devenant illiquides étant plus élevée de 8,4 points de pourcentage en 2020 que lors d’une année sans crise. Toutefois, les mesures de soutien mises en place ont permis de grandement limiter le choc puisque la hausse de la part d’entreprises devenant illiquides aurait été de 20,4 points de pourcentage sans soutien public. L’effet de ces dispositifs s’observe également sur la solvabilité : l’augmentation de la part des entreprises insolvables, qui aurait atteint 8,8 points de pourcentage sans mesures de soutien, est de fait limitée à 3,0 points. Enfin, les auteurs soulignent que la crise risque de peser sur le développement des entreprises à plus long terme en freinant leurs investissements. Ainsi, l’endettement des entreprises généré par la crise réduirait l’investissement d’environ 2% par rapport à la tendance. Les dépenses de R&D seraient cependant plus résilientes, car significativement moins impactées par les contraintes financières liées à la pandémie.

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Capital-investissement européen : les investissements atteignent un nouveau record au premier trimestre 2021


Dans une récente publication, Pitchbook dévoile les tendances du capital-investissement européen au premier trimestre 2021. Avec un peu plus de 22 Mds€ levés par 22 fonds à la fin mars, le marché démarre 2021 sur un rythme modéré, après deux années successives exceptionnelles en termes de capitaux levés. Les investissements connaissent en revanche une forte accélération et atteignent un nouveau record trimestriel. Selon les premières estimations, 158,8 Mds€ ont été investis dans 1 936 opérations, ce qui représente une progression de respectivement 29% et 80% par rapport au premier trimestre 2020. Enfin, il apparait que le rythme des sorties s’est également accéléré en ce début d’année 2021, puisque 346 désinvestissements ont été comptabilisés pour un total de 115,5 Mds€, soit une augmentation de respectivement 33% et 150% sur un an. Les sorties par IPO connaissent une très forte hausse et sont en passe d’enregistrer un nouveau record annuel en montants. En effet, elles atteignent d’ores et déjà 30,1 Mds€ au premier trimestre 2021, soit un niveau proche des 36,1 Mds€ comptabilisés sur la totalité de l’année 2020.

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Augmentation de la durée de détention des participations chez les acteurs du capital-investissement mondial


EFront consacre une de ses récentes publications à l’étude de l’évolution de la durée de détention dans le capital-investissement mondial. A partir de l’analyse de 12 000 participations cédées sur les 10 dernières années, les auteurs ont observé une augmentation continue de la période moyenne de rotation des portefeuilles, celle-ci passant de 3,8 ans en 2010 à 5,4 ans en 2020. Parmi les entreprises étudiées, plus de la moitié (57,1%) ont été détenues par un fonds de capital-investissements entre 3 et 6 ans tandis que 3,1% ont été accompagnées pendant 10 ans. Il apparait par ailleurs que l’allongement de la durée de détention ne va pas forcément de pair avec une dégradation des performances. Ainsi, si le multiple est en moyenne inférieur à deux fois la mise pour les entreprises détenues moins de deux ans, il progresse ensuite avec le temps pour atteindre jusqu’à 2,5x pour une période de détention de cinq ans. Après une phase de stabilisation, le multiple enregistre une nouvelle augmentation à partir des 8 ans de détention, et culmine jusqu’à 2,6x pour les entreprises soutenues entre 9 et 10 ans.

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Au premier trimestre 2021, le nombre de demandeurs d’emploi se stabilise


Selon les chiffres publiés par la Dares, le chômage est en légère diminution au premier trimestre 2021. Le nombre de personnes sans emploi (catégorie A) s’établit ainsi à 3 560 600 en France métropolitaine, ce qui représente une baisse de 0,3% (-12 200) par rapport au trimestre précédent. Il croît toutefois sur un an de 6,8%, soit 226 400 chômeurs supplémentaires. Le nombre de personnes exerçant une activité réduite courte (catégorie B) est en hausse de 0,4 % par rapport quatrième trimestre 2020 et sur la même période celui des personnes en activité réduite longue (catégorie C) augmente de 1,0 %. De fait, le nombre total de personnes inscrites à Pôle emploi, toutes catégories confondues, reste stable sur le trimestre (+4 700) et progresse de 4,9 % sur un an. Il est également à noter que le nombre de demandeurs d’emplois en catégories A, B et C croît de 0,1 % sur le trimestre pour les moins de 25 ans (+7,1 % sur un an), est en repli de 0,1 % pour ceux âgés de 25 à 49 ans (+4,5 % sur un an) et augmente de 0,6 % pour les 50 ans ou plus (+4,8 % sur un an).

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